Malgré quelques dysfonctionnements, le vote a eu lieu dans le calme à Bangui et dans quelques grandes villes. Depuis une semaine, une coalition des groupes armés avait décidée d’empêcher le bon déroulement du vote.

Quelques tirs avaient été entendus, dans la nuit du samedi au dimanche à Bangui. Mais cela n’a pas empêché les membres des bureaux ni les électeurs de se rendre au lieu du vote. Plusieurs électeurs disent s’être déplacés pour dire » non » à la prise de pouvoir par la force et aux rébellions à répétition.
La situation était différente dans les provinces. Il était difficile d’avoir une liste exhaustive des provinces qui ont voté. L’ANE, l’autorité en charge des élections était elle même en train « d’affiner ses données ».
Selon son rapporteur général, 800 bureaux sur 5400 soit 15% du pays n’ont pas été ouverts. Ce chiffre par contre ne tient pas compte des villes où le scrutin avait débuté pour être perturbé après.
Ce fut le cas à Bouar, où des tirs ont semé la psychose et empêché les membres des bureaux et les électeurs à se déplacer. Aussi à Bossangoa, fief de l’ancien chef de l’État , François Bozizé. Où les agents électoraux avaient été menacé de représailles.
Déborah Kabuya















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