Congo-Brazzaville/Coopération Congo-Guinée Bissau : « le confinement n’allait pas m’empêcher de venir voir mon père », dixit Umaro Sissoco Embaló

Congo-Brazzaville/Coopération Congo-Guinée Bissau : « le confinement n’allait pas m’empêcher de venir voir mon père », dixit Umaro Sissoco Embaló

16 juin 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le chef de l’Etat Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, vient d’effectuer une visite de travail de 48 heures à Brazzaville, en République du Congo.

Avant de regagner son pays, au micro de la presse, il a remercié le président Denis Sassou-N’Guesso pour sa contribution au processus électoral en Guinée Bissau, tout en précisant ses axes de travail.
 
Arrivée à Brazzaville, ce lundi 15 juin 2020, au crépuscule, président Umaro Sissoco Embaló a eu des entretiens en tête-à-tête avec son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso, qu’il appelle par papa. « Ce n’est pas le confinement qui allait m’empêcher de venir voir mon père. » Pouvait-il s’exclamer au micro de la presse.
 
Le président Denis Sassou-N’Guesso a joué un rôle majeur entre les deux tours de l’élection présidentielle en Guinée Bissau, en évitant tout recours à la violence au terme de ce processus. C’est dans ce sens, qu’il a tenu à faire le déplacement de Brazzaville pour venir remercier le chef de l’Etat congolais qui s’était pleinement investi pour l’aboutissement du processus électoral dans son pays.
 
Le mandat sous le signe de la lutte contre la corruption
 
Répondant, par ailleurs, aux questions des journalistes, Umaro Sissoco Embaló a déclaré « placer son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption qu’il qualifie « de fléau à combattre ». De cette manière des ressources utiles à l’Etat pourront être générées. « Le procureur que j’ai nommé a fixé 90 jours à toute personne ayant pris de manière illicite un bien public de le rendre. » A soutenu le président Bissau-guinéen avant d’ajouter « Et des gens ont commencé à rendre cela au trésor d’Etat ».
 
Dans le dessein de promouvoir la démocratie dans son pays, Umaro Sissoco Embaló entend lutter aussi contre le népotisme. Le président Bissau guinéen, poursuivant ses propos, a fait savoir que la question sur la lutte contre la pandémie à coronavirus a été aussi abordée avec le président Denis Sassou-N’Guesso. Aussi a-t-il présenté la stratégie de lutte contre cet ennemi invisible mise en place dans son pays. « Nous avons créé le haut-commissariat pour combattre la COVID 19 », qui dépend directement du chef de l’Etat pouvait-il faire observer tout en ajoutant que « La Guinée Bissau est parmi les pays qui a commencé à mettre les gens en quarantaine et de combattre le COVID en zone CEDEAO »
 
« On vit avec la maladie, sans alarmisme. »
 
De ce point de vue, la Guinée Bissau, pouvait-il renchérir, a mis en place des structures pour réaliser les tests PCR et des tests rapides, y compris dans les zones rurales. A ce jour, ce pays a enregistré 15 décès, plus de 200 guérisons pour plus de mille cas testés positifs, en majorité importés. A partir du 1er juillet ce pays préconise ouvrir ses frontières terrestres et aériennes. « On vit avec la maladie, sans alarmisme. » A martelé le président Bissau-guinéen.
 
Au sujet du Covid organics malgache, le président guinéen a confirmé son efficacité : « Il y a des gens qui l’ont pris on a fait le test PCR c’était négatif. Des gens malades de COVID ont pris ce produit sans prendre un autre médicament, ont été déclarés guéris après trois tests. « C’est autant vous dire que ce médicament fonctionne très bien, comme dans beaucoup de pays, tel le Tchad, Abu-Dhabi…» pouvait conclure Umaro Sissoco Embaló.
 
Sur l’élaboration de la nouvelle constitution à la demande de la CEDEAO, le président Bissau-guinéen a signifié que la mise en place de la commission des juristes pour la rédaction de la nouvelle constitution. Dans deux mois, cette constitution sera prête » a-t-il conclu, levant ainsi l’équivoque sur les particularités de cette nouvelle loi fondamentale.  
 
Agé de 48 ans, Umaro Sissoco Embaló, a remporté, le 29 décembre 2019, le second tour de la présidentielle en Guinée-Bissau, avec 53,55% des suffrages exprimés.

Wilfrid Lawilla