Un cas de la maladie à virus Ebola a été confirmé ce dimanche 17 mai à Goma, chef-lieu de oa province du Nord-Kivu. L’annonce a été faite par le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).

Selon la même source, le patient est l’épouse d’un homme décédé récemment du virus à Bunia, dans la province de l’Ituri. Elle s’est rendue à Goma après le décès de son mari.
Les analyses de laboratoire ont confirmé l’infection, attribuée à la souche Bundibugyo, une variante rare du virus.
Dès la confirmation, le malade a été placé en isolement conformément aux protocoles sanitaires. Les équipes médicales ont lancé le traçage des contacts pour identifier et suivre les personnes potentiellement exposées, afin de limiter toute chaîne de transmission.
Pour freiner la chaîne de contagion, le gouvernorat du Nord-Kivu a annoncé un renforcement des mesures de prévention. Les centres de santé, les points d’entrée et de sortie de la ville, ainsi que les zones à forte densité de population, font l’objet d’une surveillance accrue. Des équipes d’épidémiologie restent déployées sur le terrain.
Cette annonce intervient quelques heures après la décision du Rwanda de suspendre temporairement les mouvements de population entre Gisenyi et Goma pour prévenir un risque de propagation transfrontalière.
L’Organisation mondiale de la santé a par ailleurs déclaré l’épidémie « urgence de santé publique de portée internationale ». Plus de 300 cas suspects et 88 décès ont été recensés en RDC et en Ouganda depuis le début de la flambée.
Les spécialistes rappellent que la transmission se fait uniquement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée, et non par voie aérienne.
Fièvre élevée, maux de tête intenses, vomissements, fatigue et saignements inexpliqués figurent parmi les signes à surveiller.
Sarah Ntetele















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