La situation humanitaire à la prison centrale de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, suscite de vives inquiétudes. Depuis le début de l’année 2026, quatre détenus y ont déjà perdu la vie, selon un monitoring réalisé par le Bureau d’appui et de développement de Walikale (BEDEWA), une organisation locale.

D’après cette structure, les prisonniers font face à de sérieuses difficultés d’accès aux soins de santé, à l’alimentation et à d’autres besoins essentiels. Ces manquements aggraveraient les conditions de détention au sein de cet établissement pénitentiaire.
Le coordonnateur de BEDEWA à Walikale, Maître Obedi Kamala, évoque également une surpopulation carcérale devenue préoccupante. Selon lui, l’installation du tribunal militaire dans la zone a entraîné une augmentation des incarcérations, alors que la prison ne dispose plus des infrastructures adaptées.
Il affirme notamment que la prison manque d’eau, que les latrines sont dans un état insalubre et que le nombre de détenus dépasse largement la capacité d’accueil prévue pour cet établissement, construit il y a plusieurs années et ne répondant plus aux normes actuelles de détention.
Face à cette situation, BEDEWA appelle les autorités judiciaires et administratives à prendre des mesures urgentes. L’organisation plaide notamment pour le désengorgement de la prison et l’installation d’une structure sanitaire à proximité, voire à l’intérieur de la maison carcérale, afin d’assurer la prise en charge médicale des détenus malades.
Depuis plusieurs années, la prison centrale de Walikale est confrontée à une crise humanitaire persistante caractérisée par la surpopulation, la sous-alimentation et des conditions de vie difficiles. Bien qu’une réhabilitation partielle ait été réalisée par la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) en 2017, l’établissement continue d’enregistrer des décès liés notamment au manque de soins adéquats.
Mbelesi Voyage
















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