RDC-Butembo/Covid19: Plus de 928 cas des malades mentaux dus aux effets de la fermeture des infrastructures scolaires et ecclésiastiques

RDC-Butembo/Covid19: Plus de 928 cas des malades mentaux dus aux effets de la fermeture des infrastructures scolaires et ecclésiastiques

1 février 2021 0 Par Grandjournalcd.net

L’apparition de diverses maladies dont la pandémie de la COVID 19, l’insécurité grandissante dans le grand ont sensiblement occasionnés une hausse des malades mentales en ville de Butembo au cours de l’année 2020. Cette révélation est celle du Centre CEPIMA, les cas les plus récurent sont observés chez les hommes.

A la base, une inoccupation des populations et des chocs mentaux suite à la situation critique qui se vit au pays. Aussi la prise de la drogue, tabac et autres stupéfiants ont été enregistrés dans les cinq centres contrôlés par le CEPIMA UKENDI LAMA au cours de l’année 2020 passée. En elle seule, la ville de Butembo est classée au premier rang dans cette pratique de la prise des drogues par la plupart des jeunes qui sont devenus dépendant de ces produits suite à la non effectivité des activités socio-économique, ce qui présentent pourtant des effets néfastes sur l’organisme et la santé humaine en général.

Pour MICHAEL MUNANE, sociologue œuvrant dans cette structure, la présence des maladies qui a frustré la communauté, et ayant conduit au confinement a poussé les uns et les autres à se livrer à la prise de la drogue, à se méconduire, ce qui a engendré des troubles psychologiques.
«  Ici au CEPIMA durant l’année 2020, les cas ont été suffisamment dominés par l’insécurité quasi permanente et agitée comme en Territoire de Beni, le déséquilibre sanitaire, nous avons assistez à la finalité de l’EBOLA et l’apparition de COVID 19 ce qui a engendré des confinements, à la ruptures des activités socio-économiques écoles, églises et autres places, tout le monde a été touché par cette situation et cette peur a occasionné le déséquilibre mental, ce sont des problèmes qui ont été à la base des troubles mentaux surtout chez les masculins (les hommes) » a précisé le sociologue MICHAEL MUNANE.

De la prise de la drogue et autres stupéfiants

Dans son impact sur la santé, la drogue baisse la concentration intellectuelle, crée des oublies, l’agressivité chez le consommateur. Selon le psychologue KAKIRANIA ERASME, cette situation est à la base de plusieurs cas de délinquance et d’irresponsabilité en ville de Butembo. Il s’agit là d’un fléau dans notre communauté auquel il faut déjà combattre d’autant plus que les malades mentaux de suite de la prise des drogues deviennent une charge pour leurs familles voire la communauté toute entière.

« En fait la drogue est devenue un véritable fléau pour ce qui est de la santé publique, c’est presque toute la jeunesse actuelle qui a trouvé que lorsqu’on a échoué partout c’est la drogue qui doit être le refuge. Et ils deviennent non seulement une charge pour eux même mais également pour leur famille et encore une charge pour la communauté avec tout ce que nous observons comme désordre. Donc le message est que la population doit chercher comment trouver des solutions rationnelles aux multiples problèmes qu’elle traverse que d’en trouver par la drogue qui n’en donne pas malheureusement. » a-t-il indiqué.

Selon ce dernier la jeunesse à chercher des solutions rationnelles à ses problèmes et non passer par la drogue.

Notons qu’en ville de Butembo, nombreux sont ceux qui s’en donnent à la prise des drogues sous prétexte de se débarrasser des problèmes ou s’en passer de leurs stress.

Des signes de la maladie mentale

Certains signes ou comportements psychologiques manifestés dans la communauté ne devraient pas être pris à la légèreté et sans considération. Des manques d’appétit, des céphalées incurables, ou des oublies exagérées tels sont des signes dit primaires pour un trouble mental aux cotés des monologues et des hallucinations que présente un sujet.

C’est une observation du psychologue ERASME KAKIRANIA du CEPIMA UKENDILAMA révélée au reporter du grandjournalcd.net. Celui-ci fait savoir que la maladie mentale présente deux types de signes dont les signes primaires qui semblent pourtant être négligés ou pris au normal. A la première vue, le sujet est inconscient de la présence de son déficit mental, alors qu’à la deuxième phase c’est l’entourage qui note un trouble mental chez le sujet vu ses agissements et comportement.
« La maladie mentale a deux types de signes, il y a des signes que nous appelons des signes mineurs et des signes que nous appelons signes majeurs. Les signes mineurs sont ceux qui se présentent chez la personne quand elle-même est consciente qu’elle n’est plus normale, alors que les signes majeurs la personne elle-même ne sait plus qu’elle est malade, c’est maintenant l’entourage qui trouve que le comportement n’est plus normal, il y a par exemple les insomnies, le manque d’appétit alors qu’on n’a pas des problèmes biologiques, les oublies exagérées, il y a des céphalées rebelles au traitement que nous appelons parfois des céphalée psychogènes ; parmi les signes majeurs nous avons des hallucinations qui sont des perceptions sans objets réels. On peut écouter les voix que les autres n’écoutent pas, on peut se sentir menacer alors qu’il ny a rien comme menace, la peur non justifiée appelée phobie pathologique et le fait de parler à soi-même.» explique le psychologue ERASME KAKIRANIA.

Au regard de cette hausse, la communauté doit accepter toute situation qui se présente, aux parents d’être aux aguets et reprocher tout comportement que tenteraient d’afficher les enfants par imitation d’une mauvaise compagnie.
A cet effet, le CEPIMA Butembo appelle la population à orienter dès que possible les cas qui sembleraient tendre vers un déficit mental pour une prise en charge immédiate a chuté notre interlocuteur.

Mbelesi Voyage