RDC/Conflit Beverraggi-Katumbi : la banque ECOBANK, le bouc émissaire parfait du mauvais perdant ?

RDC/Conflit Beverraggi-Katumbi : la banque ECOBANK, le bouc émissaire parfait du mauvais perdant ?

31 décembre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Selon un arrêt rendu le 24 décembre 2020 par la Cour de cassation, après celui rendu par le tribunal de commerce de Kolwezi, Moïse Katumbi semble avoir eu raison de son vis-à-vis Pascal Beveraggi dans l’affaire opposant Octavia Limited , NB MINING AFRICA du dernier cité à ASTALIA INVESTMENT LTD de Moïse Katumbi. Il s’agit en fait du contrôle de l’ex-Mining Company Katanga (MCK) devenue NB Mining dont les actifs sont disputés entre les deux hommes.

Selon cet arrêt, la société Octavia Limited du français Pascal Beveraggi a été condamnée au paiement des dommages et intérêts pour réparation de tous préjudices confondus en termes de perte subie et manque à gagner, évalués à 70 millions USD, à la société Astalia.

Cette somme était logée au sein de la banque panafricaine Ecobank qui sera saisie par la justice. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce jour, la banque confirme avoir payé, sur instruction « d’une décision judiciaire exécutoire sur minute confirmant les saisies qui ont été opérées sur les avoirs de la société NB MiningAfrica SA en ses livres ». Ce paiement s’est fait sur requête de la société Astalia Investment LTD, précise-t-on.

Ce paiement, précisons-le, était conséquent à l’arrêt du tribunal de commerce de Kolwezi, donnant raison à l’ex gouverneur du Katanga. Arrêts que les avocats conseils de monsieur Beveraggi ne reconnaissent pas comme devant justifier cette opération qu’ils jugent d’ « illicite ». Ils informent même qu’une procédure pénale serait engagée contre le directeur général d’ECOBANK en République Démocratique du Congo.

La Banque quant à elle rappelle qu’en tant que « Tiers-saisi et conformément à l’acte uniforme de l’OHADA en matière de recouvrement, elles a un rôle passif dans l’exécution des saisies et n’a pas qualité à apprécier la validité d’une saisie qui lui est notifiée par les instances habilitées », lit-On dans son communiqué de presse publié ce 30 décembre.

Ainsi la banque conseille à ces avocats d’attaquer cet arrêt de la cour de cassation pour obtenir gain de cause car, précise-t-elle, « elle ne peut aucunement s’opposer à l’exécution d’une décision judiciaire sous peine d’être condamnée aux causes de la saisine ».

Il faut rappeler que tout part de 2015 lorsque Moïse Katumbi décide de liquider son entreprise et que le groupe Necotrans Holding se propose avec 140 millions USD. Ce dernier va finalement payer une partie et connaîtra par la suite des difficultés financières qui ne lui permettront pas de solder son paiement jusqu’à ce qu’il liquidera ses actifs quelques années plus tard.

C’est alors que l’ex gouverneur de Katanga, enclin à s’exiler sur base des déboires judiciaires politiquement motivés de suite de son divorce politique d’avec le régime en place, va renoncer à cette vente et revendiquer les actifs de “sa” société, puisque n’ayant jamais perçu la totalité du paiement. C’est là qu’il va croiser l’homme d’affaires français Pascal Beveraggi patron de la société Octavia Ltd et NB Mining Africa dont les actifs se confondent avec ceux de NB Mining, entreprise de Moïse Katumbi.

Moïse Dix