Crise à L’UDPS : Tribune du professeur Eddy Tshimanga

Crise à L’UDPS : Tribune du professeur Eddy Tshimanga

18 mars 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le torchon brûle à l’UDPS. Une frange de combattants reclamment le départ imminent du duo Kabund-Kabuya de la tête du parti cher au Sphinx de Limete. C’est ce que reclamment une dizaines des députés et cadres de l’udps. Ces derniers avaient lancé un ultimatum de 72heures après quoi ils porteraient l’affaire devant le tribunal.

Parmi ces cadres on cite notamment le député provincial Peter Kazadi, l’une des grandes figures des combattants de l’udps lors des dernières décennies. On cite également un autre du même registre, le professeur Paul Tshilumbu porte-parole du parti présidentiel. Il y a également le désormais ex President de commission électorale du parti, maître Shabani.

Ces personnes précitées accusent le président intérimaire du parti social-démocrate d’abus et d’excès de pouvoir. Pour eux, le mandat spécial lui conféré en son temps par le président légitime de ce parti , Félix Tshisekedi devenu président de la République démocratique du Congo, devrait se limiter à expédier des affaires courantes et non aller jusqu’à nommer un secrétaire général, étant lui-même encore Secrétaire général.

Des  » allégations » qu’a balayé d’un revers de main la dernière signature du Sphinx au poste de secrétaire général. Le surnommé  »520 Giga » attribue ces propos à  » une main noire qui ne vise qu’à fragiliser le président de la République » insinuait-il lors d’un message vidéo adressé aux combattants et membres du parti.

Consterné par ce qui se passe à la 10e rue , le professeur Eddy Tshimanga a accepté d’émettre son avis sur ce qu’il appelle  » crise de leadership à l’UDPS »


Ce sociologue pense que la notion du droit administratif, l’intérim est déroulé en conformité avec le postulat selon lequel « la compétence est d’attribution ».
De ce point de vue, la culture de l’État de droit dans le chef des animateurs actuels de l’UDPS devrait se nourrir aussi du respect de statuts de l’UDPS (la loi des parties).

Aussi, il n’est pas illogique de souligner que l’empêchement définitif du Président de l’UDPS est une notion contextuelle qui devrait être appréciée par rapport à la durée de l’exercice de son mandat à la tête du Parti conformément aux prescrits de statuts de l’UDPS.


Bien à propos, force est de constater qu’il y a empêchement définitif de @fatshi13 (Félix TSHISEKEDI) eu égard à son mandat de Président de l’UDPS en accord avec la volonté exprimée par le dernier congrès de son Parti : le Président de l’UDPS est élu par le congrès pour une durée de 5 ans.

Au demeurant, un mandat, fut-il spécial, est limité dans le temps et dans l’espace.
Ce faisant, l’harmonisation de la situation de crise qui prévaut au sein de l’UDPS passe par la mise en oeuvre de la théorie du parallélisme de la forme : la notion du congrès aux fins d’élire le nouveau Président de l’UDPS appelé à remplacer – dans le respect de la loyauté procédurale – le Président Félix TSHISEKEDI à la tête de l’UDPS. »

Moïse Dix