Un détail important a attiré l’attention du public, lors de la cérémonie d’entérinement de l’accord de paix et de coopération économique entre la RDC et le Rwanda, tenue ce jeudi 4 décembre à Washington.
Les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ne se sont ni serré la main, ni échangé d’accolade. Ce silence corporel a suffi à provoquer une vague de réactions sur les réseaux sociaux.

Mais pour Denise Muluka, femme leader, activiste et ancienne ministre provinciale du Genre du Kasaï, cette polémique est inutile. Dans une déclaration publiée après la cérémonie, elle affirme que faire la paix ne signifie pas forcément afficher des gestes d’amitié.
« Ce sont les engagements écrits qui comptent, pas les gestes de façade. L’accord est clair et engage les deux pays à respecter des principes importants pour la stabilité régionale« , estime Denise Muluka.
Selon la ministre honoraire du Genre, famille et enfants, sports, jeunesse et encadrement de personnes vulnérables du Kasaï, même si les deux chefs d’État s’étaient serré la main, cela aurait encore été sujet à interprétation. « L’opposition fragile », dit-elle, aurait trouvé un autre angle pour polémiquer.
Denise Muluka encourage plutôt à suivre de près le contenu de l’accord et appelle au retrait rapide des troupes rwandaises du territoire congolais.

Elle estime que c’est l’étape la plus importante pour permettre à la RDC d’entrer dans une nouvelle phase de développement, notamment grâce à la collaboration avec de grandes entreprises américaines.
Elle conclut en appelant les Congolais à la maturité politique et à l’unité. La coordonnatrice de l’ONG Eythan insiste sur le fait que seule la paix réelle, celle qui se traduit dans les faits, permettra au pays de progresser durablement.
WTK















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