Né le 7 octobre 1939 à Mongobelé, village situé dans la province de Bandundu au Congo belge, aujourd’hui République démocratique du Congo, Laurent Monsengwo Pasinya est cécédé ce dimanche 11 Juillet en France.

L’illustre disparu était un prêtre catholique congolais, docteur en Écritures Saintes et professeur de théologie. Archevêque de Kisangani en 1988. Il est nommé à Kinshasa en 2007 et fait cardinal avant de se retirer de sa charge épiscopale en 2018.
Monsengwo, signifie “neveu du chef traditionnel”, après ses études primaires à Nioki et secondaires au petit séminaire de Bokoro, intègre le grand séminaire de Kabwe où il suit le cycle de philosophie avant de partir pour Rome suivre à l’Université pontificale urbanienne le cycle de théologie.
Le 21 décembre 1963 il est ordonné prêtre pour le diocèse d’Inongo par le cardinal Agagianian, préfet de la Congrégation pour la propagation de la foi. Il poursuit ses études à Rome et en 1970 et devient le premier Africain à obtenir un doctorat en Écriture sainte à l’Institut biblique pontifical de Rome, avec une thèse préparée sous la direction d’Ignace de La Potterie, ayant pour sujet La notion du ‘Nomos’ dans le Pentateuque grec.
De retour au Congo, devenu Zaïre, il occupe différents postes de professeur de théologie aux Facultés catholiques de Kinshasa (aujourd’hui Université catholique du Congo) et dans plusieurs séminaires, notamment Jean XXIII à Kinshasa.
Laurent Mosengwo a été également secrétaire général de la Conférence épiscopale du Zaïre de 1976 à 1980.
Le 13 décembre 1980, le pape Jean-Paul lui nomme évêque titulaire d’Acque Nuove di Proconsulare et évêque auxiliaire de Kisangani, ce, avant d’être consacré le 4 mai 1980 à Kinshasa par le pape Jean-Paul II, assisté d’Agnelo Rossi, cardinal-préfet de la Congrégation pour la Evangélisation des Peuples, et Albert-Joseph Malula, archevêque de Kinshasa. Il a également été président de la Conférence épiscopale congolaise en 1980 et à nouveau en 1992.
Le 1er septembre 1988 il est nommé archevêque métropolitain de Kisangani. Lorsque le dictateur Mobutu Sese Seko perdait son emprise sur le pouvoir au milieu des années 1990, le pays avait besoin de quelqu’un d’ une intégrité irréprochable pour organiser la transition.
Monsengwo Pasinya a été nommé président de la Conférence nationale souveraine en 1991, président du Haut Conseil de la République en 1992 et président d’un Parlement de transition en 1994. Il a été transféré au siège métropolitain de Kinshasa par le pape Benoît le 6 décembre 2007 après le décès du cardinal Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi en janvier 2007. Il a été co-président de Pax Christi International de 2007 à 2010.
Le pape Jean-Paul l’a nommé membre du Conseil pontifical Justice et Paix le 22 avril 2002. Le 20 novembre 2010, avant d’être nommé par le pape Benoît, cardinal-prêtre de Santa Maria Regina Pacis à Ostia mare.
Le 11 décembre 2010, le pape Benoît XVI l’a nommé membre de la Congrégation pour l’éducation catholique, le 29 décembre 2010 du Conseil pontifical Justice et paix, le 10 décembre 2011 du Conseil pontifical pour la culture, le 29 décembre 2011 du Conseil pontifical pour les communications sociales et le 5 mars 2012 de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.
En décembre 2011, Monsengwo Pasinya a contredit Kabila lorsqu’il a évalué les élections de 2011 au Congo en déclarant que les résultats « ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice ».
Il a été choisi pour prêcher les exercices spirituels du Carême au pape Benoît et à la Curie romaine en 2012.
En 2013, Monsengwo Pasinya a été mentionné comme successeur possible du pape Benoît XVI. Il était l’un des cardinaux électeurs qui ont participé au conclave papal de 2013 qui a élu le pape François. Le 13 avril 2013, il a été nommé au Conseil des cardinaux, un groupe que le pape François a créé un mois après son élection pour le conseiller et étudier un projet de révision de la Constitution apostolique sur la curie romaine, Pastor Bonus.
En janvier 2018, alors même qu’il approchait de la retraite, il a continué à protester contre les violences de Kabila contre les manifestants l’appelant à respecter les restrictions constitutionnelles imposées à son mandat.
Le pape François a accepté sa démission en tant qu’archevêque de Kinshasa le 1er novembre 2018. Le 12 décembre 2018, le Vatican a annoncé que Monsengwo Pasinya quitterait également le Conseil des cardinaux dans le cadre de sa retraite.
OML















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