RDC/Qualification CAN 2022 : on vous explique pourquoi la RDC devra-t-elle croire en sa victoire juridico-admnistrative

RDC/Qualification CAN 2022 : on vous explique pourquoi la RDC devra-t-elle croire en sa victoire juridico-admnistrative

27 avril 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Le dossier de l’usurpation d’identité dénoncée par la FECOFA contre la fédération gabonaise devient de plus en plu en faveur de la RDC. Les léopards pourraient se voir qualifiés sur un tapis vert à cause d’une erreur administrative de la part du Gabon.

Si hier, on évoquait le simple fait que le joueur Kiaku Kiaku Kianga ou Kanga Guelor, serait né des parents congolais et né au Congo plutôt qu’au nord du Gabon comme le fait croire la version officielle de sa carrière, aujourd’hui la FECOFA aurait cette fois retrouvé les traces d’une émission Youtube dans laquelle l’intéressé affirmait être né en République Démocratique du Congo.

Cette émission a été enregistrée avant 2012, date de son ascension footballistique au Gabon. Et vite effacé un an avant sa première sélection avec les panthères du Gabon le 15 juin 2012.

Un aveu qui pourrait boucler le dossier en faveur de la RDC

Titulaire indiscutable depuis sa naturalisation que la RDC ne reconnaît pas d’ailleurs, le milieu offensif de l’Etoile Rouge de Belgrade dit être né le 1er septembre 1990 à Oyem.

La fédération congolaise oppose à cette version officielle une licence de cet ancien joueur de l’Entente Football du Kin Malebo(un des championnats débutant de Kinshasa) qui date de 2005. Ce, en entendant que les traces de cette émission permettre de retrouver l’élément sous sa forme exploitable par le juge.

Documents administratifs à l’appui, la Fecofa estime que le sociétaire de l’Etoile Rouge de Belgrade, né selon son passeport actuel le 1er septembre 1990 à Oyem, serait en réalité Kiaku Kiaku Kiangana, venu au monde le 5 octobre 1985 à Kinshasa. Une version qui corrobore un entretien diffusé sur la chaîne YouTube Congo Révolution News et retiré depuis du site de partage de vidéos.

Que dit le règlement

Rien que cette double identité , le Gabon devra normalement, si les faits s’avéraient fondés, être disqualifié et suspendu pour les deux prochaines éditions de CAN.

Selon l’article 45 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations qui stipule que si la CAF apprend, quel que soit la source, qu’une fraude et ou falsification de documents accomplie par quelque moyen et / ou support que ce soit a été commise par une ou plusieurs équipe (s) nationale (s), une enquête sera ouverte. Et si les faits sont avérés, la fédération incriminée sera disqualifiée et suspendues pour les deux prochaines éditions.

Des antécédents/jurisprudences

L’opinion se rappelle que les Léopards U 23 ont une fois été disqualifiés lors de la dernière Can pour avoir fait jouer un élément du TP Mazembe, Arsène Zola, qui s’est fait prendre avec deux âges différents.

En octobre 2012, le Gabon s’était vu infliger une défaite sur tapis vert (3-0) par la FIFA, saisie par le Niger à la suite d’une rencontre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Dans le viseur figurait alors le latéral gauche des Panthères, Charly Moussono, un ancien international camerounais de… Beach Soccer.

Seulement l’accusé, comme dans ce cas précis de Kanga/Kiaku, n’avait jamais reçu le certificat de nationalité ni l’acte de naturalisation réclamés en pareil cas, et le Gabon avait fini par être sanctionné par la FIFA.

Que décidera cette fois la CAF ? Wait and see.

Moïse Dix