RDC : Lisanga Bonganga accuse Félix Tshisekedi d’une vingtaine des faits qui bloquent la marche du pays

RDC : Lisanga Bonganga accuse Félix Tshisekedi d’une vingtaine des faits qui bloquent la marche du pays

3 avril 2021 0 Par Grandjournalcd.net
  • La Dynamique pour une sortie de crise, (DYSOC en sigle)
    rappelle au peuple
    congolais que le pays est miné par une crise de légitimité marquée par de nombreux blocages depuis l’accession au pouvoir du Président Félix Antoine
    TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Par ce fait, elle considère que dépassé par la situation que traverse actuellement
notre pays, le Président Félix TSHISEKEDI est bloqué de lui-même, par lui-même et pour lui-même ;

Pour la plateforme de Jean Pierre Lisanga Bonganga,
les faits illustrant ce blocage et leurs conséquences ne sont plus à démontrer,
car, connus de tous.

Cependant, dans le souci d’éclairer suffisamment l’opinion quant à ce, la DYSOC a épinglé quelques faits saillants qui constituent le blocage dont le
Président Félix TSHISEKEDI est lui-même l’auteur matériel et intellectuel.

Il s’agit de :

  1. Les violations intempestivespar le Président Felix TSHISEKEDI de la
    Constitution et des lois de la République ;
  2. La difficulté éprouvée, par le Président Felix TSHISEKEDI, de former un
    gouvernement pour échapper à la concertation dans la définition de la
    politique de la nation aux fins d’en assurer seul la conduite et la
    responsabilité ;
  3. La dissolution unilatérale par le Président Felix TSHISEKEDI de la coalition FCC-CACH qui l’avait pourtant porté au pouvoir. Cette dissolution a pour visées de se débarrasser à souhait, des partenaires et autres personnes
    de son propre camp devenus encombrant ou témoins gênants. Ceux-ci

Victime des guerres et rébellions à répétition, des déplacements massifs ainsi que du génocide ;

  1. Le Président Félix TSHISEKEDI ne dispose d’aucune planification crédible de sortie de crise sécuritaire pour mettre fin aux massacres des
    populations qui sévissent dans la partie EST du pays, particulièrement en
    Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ;
  2. L’absence de clarté sur le dossier Minembwe, resté à ce jour en veilleuse
    et sans suite ;
  3. L’organisation par le Président Felix TSHISEKEDI des multiples voyages à l’étranger occasionnant des dépenses folles et inutiles pendant que le peuple croupit dans une misère indescriptible. En tout cas, des voyages qui ne rapportent rien au pays ;
  4. Les éliminations humiliantes de nos équipes de football, tant au niveau
    des clubs que de l’équipe nationale de toutes les compétitions africaines, suite à l’impréparation due à une gestion opaque des finances publiques
    par le pouvoir en place ;
  5. Le non versement de la prime de rétrocession et salaires ayant provoqué
    le déclenchement des mouvements de grève au sein des régies
    financières et de l’administration des ministères des finances et du
    budget privant ainsi à l’Etat congolais des services de recouvrement des
    droits, impôts et taxes devant lui permettre d’assurer le fonctionnement
    régulier des services étatiques et de satisfaire ainsi aux besoins essentiels
    de vie de la population étreinte par la misère ;
  6. La suspension par le Président Felix TSHISEKEDI de tout mouvement du
    personnel et de toute sortie des fonds sans son aval ;
  7. L’institution Président de la République s’est substituée au
    gouvernement et s’est dotée d’un personnel pléthorique et budgétivore
    composé des conseillers et autres collaborateurs du Chef de l’Etat qui bénéficient d’un dépassement budgétaire sous le regard impuissant de l’Inspection Générale des Finances ;
  8. L’élargissement inapproprié par le Président Felix TSHISEKEDI des
    attributions de l’Inspection Générale des Finances qui joue à la fois le
    rôle de contrôle et d’ordonnancement des dépenses de l’Etat au mépris
    de la chaine des dépenses instaurée pour ce faire, par le Gouvernement
    de la République ;
  9. La clochardisation des Députés provinciaux dont les émoluments ne sont pas payés depuis plusieurs mois ;
  10. Le non versement des rétrocessions revenant aux provinces et autres
    Entités Territoriales Décentralisées.
    Ce qui conduit à l’asphyxie de ces
    institutions ;
  11. Le Président Felix TSHISEKEDI n’envisage aucune perspective sérieuse de lutte contre la pandémie de COVID-19 ni des mesures idoines sur la transparence de la gestion des fonds y alloués ;
  12. Cependant, il est surprenant et dangereuxqu’en cette période de crise sanitaire mondiale aigue, le pouvoir en place autorise le parti au pouvoir
    d’organiser à longueur des journées, des matinées politiques, en violation manifeste des mesures barrières de protection face à la propagation de cette maladie mortelle ;
  13. Le maintien du couvre-feu se révèle aujourd’hui comme une punition infligée au gagne-petit qui vit du petit commerce ;
  14. Le leadership du laisser-faire qui donne libre cours à l’injure facile, à la
    violence, à la formation des milices et à la diabolisation des hommes politiques ainsi que des Chefs des confessions religieuses ;
  15. Le blocage par le Président Félix TSHISEKEDI du fonctionnement régulier des institutions provinciales à travers la déstabilisation des gouverneurs qui s’acquittent honorablement de leurs charges. C’est le cas notamment
    des provinces du Haut Katanga, du Tanganyika, du Lualaba et de
    l’Equateur ;
    S’agissant de la province de l’Equateur, il y a lieu de déplorer l’insécurité
    grandissante qui sévit dans la ville de Mbandaka, A ce sujet, le Gouverneur
    de province, a saisi la hiérarchie pour solliciter le remplacement du général
    et Commissaire provincial de la police qui entretiendrait cette insécurité. Mais, cette demande du gouverneur est restée jusque-là sans suite ;

Il sied d’épingler également les pressions et autres pesanteurs qui énervent les principes démocratiques dans la province du Tanganyika où on voudrait contraindre le Gouverneur, certains élus provinciaux et certaines autorités
provinciales à adhérer à la nébuleuse union sacrée de la nation, nonobstant
le travail appréciable accompli par l’exécutif provincial, en faveur de la
population ;

25.L’aiguisement des inégalités sociales illustrées par les énormes écarts des
salaires dont la tension varie de 1à100 entre les membres de cabinet du Président de la République et les autres fonctionnaires de l’Etat.

De ce qui précède, la DYSOC demande au peuple congolais de prendre
conscience du degré élevé de la dictature que le pouvoir en place veut instaurer dans au pays et de se prendre en charge, pour bloquer le blocage,
incarné et entretenu par le Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO

Ivan Honoré Mudiangombe