RDC/ désignation du président de la CENI : la DYSOC répond aux confessions religieuses

RDC/ désignation du président de la CENI : la DYSOC répond aux confessions religieuses

24 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

La Dynamique pour la Sortie de Crise réagit à la récente sortie médiatique des confessions religieuses. Ces dernières ont amorcé le processus pour le choix d’un nouvel animateur de la Commission Électorale Nationale Indépendante. La DYSOC est préoccupée par cette procédure qu’il considère de cavalière et partisane.


Selon Lisanga Bonganga , coordinateur de ce mouvement, « les tenants du pouvoir en place tentent en vain d’imposer l’instauration d’une nouvelle dictature ». La DYSOC fustige toute démarche tendant à accompagner une désignation cavalière et partisane des membres de la CENI tout en dénonçant « et condamne fermement la prise de position unilatérale et malencontreuse des Confessions religieuses qui, de toute évidence, n’est pas de nature à concilier les points de vue des uns et des autres en vue de garantir l’organisation des élections apaisées, transparentes et crédibles ».


Tout en soutenant l’option de laisser aux Confessions religieuses « le rôle d’arbitre entre les parties prenantes aux élections et demeurer l’Eglise au milieu du Village », l’ancien ministre se dit « désagréablement surpris par l’attitude pour le moins frileuse adoptée par les Confessions religieuses qui, il y a peu de temps, ont, à juste titre, déploré et condamné avec véhémence les actes de blasphème et de sacrilège perpétrés par des membres incontrôlés du parti au pouvoir, en l’endroit des symboles et signes religieux ». ;

Et de poursuivre, « la Dysoc considère la prise de position des Confessions religieuses comme des béquilles données à un régime totalitaire, agonisant et voguant dangereusement à contre courant des intérêts vitaux du peuple congolais »


La DYSOC de Lisanga Bonganga estime que l’actuelle majorité au parlement soit volatile et factice. De ce fait, estime-t-elle, « Il y a lieu de se garder de toute précipitation inconsidérée dans la désignation d’un Président de la CENI qui peut être contesté à tout moment par une énième nouvelle coalition majoritaire ».


« Aussi la DYSOC soutient-elle que la seule démarche qui offre des garanties d’instaurer la paix au pays est celle qui consiste à privilégier d’abord l’adoption consensuelle, par toutes les parties prenantes, des réformes impératives relatives au processus électoral avant d’envisager la mise en place des animateurs de la CENI.
Ne mettons pas la Charrue avant les bœufs », martèle le coordonnateur de cette Dynamique proche de Martin Fayulu, auteur d’une nouvelle brochure contenant la proposition écrite de réforme de LAMUKA en rapport avec la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI, proposition qui vise « la dépolitisation et l’efficacité de la CENI », soutient Lisanga Bonganga.


Et de conclure , « seul un Dialogue entre les trois parties prenantes à la crise à savoir : l’Union Sacrée de la Nation dirigée par le Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, le FCC ayant pour autorité morale le Président Joseph KABILA KABANGE et la Coalition LAMUKA conduite par son Coordonnateur en exercice le Président Martin FAYULU MADIDI, dialogue pour l’adoption consensuelle de ces réformes impératives, constitue la voie idoine de sortie de crise »

Moïse Dix