RDC/Requalification de la majorité parlementaire :la DYSOC dénonce la ‹‹violation de la constitution et des textes légaux›› qui régissent l’Ass. Nat.

RDC/Requalification de la majorité parlementaire :la DYSOC dénonce la ‹‹violation de la constitution et des textes légaux›› qui régissent l’Ass. Nat.

24 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Alors que l’assemblée nationale semble traverser l’une des pires crises politiques de son histoire, les voix continuent de se lever pour désapprouver, dénoncer et condamner les choses qui y sont faites actuellement. Après le FCC, c’est la Dynamique pour une Sortie de Crise, DYSOC en sigle, du ministre d’État honoraire, en charge des relations avec le parlement, Jean-Pierre Lisanga Bonganga qui voit les choses de cette façon.

En effet, dans sa déclaration politique de ce samedi 23 janvier se rapportant, selon la DYSOC, à la ‹‹violation systématique de la constitution et des textes légaux qui régissent l’assemblée nationale de la RDC››, cette structure politique n’y va pas par quatre chemins. Pour elle, ce qui se fait actuellement au parlement ne se fait ‹‹nulle part ailleurs››, d’où, son alerte.

Tout en saluant le parlement européen qui avait, à l’en croire, condamné la mise ne place d’une nouvelle majorité parlementaire au cours d’une même législature et qui aurait même appelé à la ‹‹mobilisation de tous les parlements du monde pour contrer cette action››, la DYSOC rappelle que les missions d’un bureau d’âge sont limitées dans leur définition et par le règlement intérieur de l’assemblée nationale.

Sur la convocation du premier ministre, ‹‹aucun article de la constitution, aucune loi, encore moins aucune disposition›› du règlement intérieur de l’assemblée nationale ne prévoit la convocation du premier ministre par les membres d’un bureau d’âge, rappelle la DYSOC. De même, il ne serait pas non plus permis, renchérit-elle, au bureau d’âge, de faire examiner une loi de ratification.

Pour la DYSOC, aucun débat dont l’objet est étranger à la mission du bureau d’âge, ne peut ‹‹légalement›› avoir lieu sous la présidence de ce dernier. ‹‹La mission du bureau d’âge se limite strictement à l’organisation du scrutin en vue de la mise en place du bureau définitif››. Ainsi, la DYSOC estime que le 1er ministre en fonction ‹‹a le droit et le devoir de ne pas répondre à l’invitation du bureau d’âge de l’assemblée nationale conformément à l’article 28 de la constitution››.

Tout en invitant les députés nationaux de LAMUKA à déterminer leur position car ils ne peuvent pas s’assoir entre deux chaises qui n’ont pas la même hauteur, la DYSOC rappelle qu’une seule séance plénière suffit pour mettre en place un bureau définitif et éviter une autre violation de la constitution.

David MWANIA