RDC : « Adhérer à l’Union sacrée, c’est participer à la renaissance et à la promotion de la dictature  » (declaration)

RDC : « Adhérer à l’Union sacrée, c’est participer à la renaissance et à la promotion de la dictature  » (declaration)

6 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Les avis et lectures sur l’initiative de l’Union Sacrée de la nation initiée par le Président de la République Félix Tshisekedi, continuent de tomber dans la classe politique congolaise. Dans une déclaration sur les enjeux politiques au pays, la Dynamique pour la Sortie de
Crise, DYSOC s’inscrit sans surprise en faux contre cette initiative qu’elle qualifie de « totalitaire ».

Lisanga Bonganga, son coordonnateur, qui revient sur le message de Martin FAYULU MADIDI du 30 Décembre 2020 « note un discours responsable qui a le mérite de présenter les vrais défis
que le pays doit relever et qui tranche avec les propos démagogiques et populistes souvent déversés dans l’opinion ».

A propos de l’union sacrée, Lisanga Bonganga taxe celle-ci est une abstraction dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants. Ainsi donc, la DYSOC tient à alerter l’opinion sur le sens profond de
l’adhésion à l’Union sacrée. D’après elle, adhérer à l’Union sacrée, à plusieurs formes, donc donner un blanc sein aux discours, aux
décisions et aux actes du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO quelques soient les travers dans lesquels il s’engage et engage le pays, et donner son aval à la conception moniste du régime politique actuel.

Jean Pierre Lisanga Bonganga ajoute que l’adhésion à l’Union sacrée, c’est soutenir la pensée unique et l’inanition de la démocratie pluraliste et participer à la renaissance et à la promotion
de la dictature et de la dérive totalitaire naissante.

La Dysoc accuse en outre les députés de LAMUKA qui ont adhéré à l’Union sacrée, d’avoir trahi
l’engagement pris avec le Peuple qui les a élus, en s’associant aux députés qui n’ont pas leur vision et ont donné leur caution malheureuse à la fraude
et à l’illégitimité des institutions.

En tout état de cause, la DYSOC estime que seul le DIALOGUE, entre les
parties prenantes à la crise, est la solution idéale pour stopper le blocage que le Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO tente d’imposer au pays.

C’est pourquoi, la DYSOC soutient la proposition de sortie de crise portée par le candidat malheureux de la présidentielle de 2018 Martin FAYULU MADIDI, comme contribution significative
devant nourrir les débats entres les trois parties prenantes à la crise, à savoir : le FCC, l’Union sacrée et la coalition LAMUKA.

Ivan Honoré Mudiangombe