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RDC/adresse à la nation du chef de l’État : voici les 5 passages où Félix Tshisekedi exprime son ras-le-bol face au FCC

Le chef de l’État congolais a décidé ce vendredi 23 octobre d’en découdre avec son partenaire, la famille politique de Joseph Kabila. A 5 reprises, Félix Tshisekedi a tapé sur la table et fustigé le comportement du Front Commun pour le Congo.

Dans son discours, le fils d’Étienne n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Celui qui avait « choisi de gérer le pays au sein d’une coalition » avec Joseph Kabila regrette près de deux ans après, « les divergences qui persistent entre les parties signataires de cet Accord plombent les ailes de l’espoir de notre envol vers le développement, » a-t-il dit dans son discours du vendredi soir.

D’un ton ferme, Félix Tshisekedi rappelle à ses protagonistes que le Peuple n’accordera aucun pardon « à ceux qui, dans la classe politique, s’évertueront à créer ou à entretenir des entraves au progrès. »

Pour Félix Tshisekedi, ses alliés politiques, de jusqu’ici, sont « animés par une simple stratégie de survie politique ou de positionnement individuel, par la haine tribale, la rancœur, ou par la poursuite de la prédation en toute impunité. »

Il n’a pas manqué de répondre aux sorties médiatiques du FCC et du PPRD à propos de la prestation de serment des trois nouveaux juges de la cour constitutionnelle. Si le Camp de Joseph Kabila persistait sur la violation présumée de la constitution, Félix Tshisekedi estime quant à lui que cette prestation de serment conforte  » l’Etat de droit que nous voulons ».

A son sens, « la prestation de serment de 3 juges constitutionels désormais, assure à cette juridiction un fonctionnement régulier, » insiste-t-il.

Et de poursuivre, « Chaque année, plus de 2 millions d’enfants congolais naissent et s’ajoutent au nombre déjà important de notre population. Nous sommes individuellement et collectivement responsables de leur destin. Nous ne pouvons laisser leur avenir à la merci de pesanteurs ou écueils inhérents aux pratiques politiciennes, qui retardent ou affaiblissent la réalisation du programme pour lequel vous m’avez élu ».

Avant de conclure, « Je ne laisserai aucun engagement politique de quelque nature que ce soit primer sur mes prérogatives constitutionnelles et sur l’intérêt supérieur du peuple. Je ne transigerai jamais avec les intérêts supérieurs de la nation. Je ne céderai jamais la moindre portion de notre souveraineté nationale. Je ne ménagerai aucun effort pour préserver la paix et l’unité nationale. »

Moïse Dix

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