« Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux, »a reconnu le roi Philippe.

« À l’époque de l’État indépendant du Congo des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective, » poursuit-il. « La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations » reconnaît-il dans sa lettre adressée au président congolais, Félix Tshisekedi avant d’exprimer ses regrets.

« Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés » a-t-il regretté.

Il faut dire que le roi s’est réservé d’exprimer clairement des excuses en raison d’une commission vérité-regrets mise en place au parlement belge chargée d’enquêter , réfléchir , reconstituer des faits et établir toute la vérité sur cette question. Des excuses avant la conclusion des travaux de cette commission rendrait donc caduque son travail.

« J’encourage la réflexion qui est entamée par notre parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée » a conclu le roi des Belges qui par ce discours vient d’annihiler le discours offensant du roi Baudouin qui, en son sens, « Léopold ll ne s’est jamais présenté à « nous » en conquérant mais plutôt en civilisateur ».

Moïse Dix