Le Conseil des droits de l’homme s’est atelé hier sur la situation générale en République démocratique du Congo et au Mali. Au matin de ce 17 juin 2020, le Conseil des droits de l’homme a tenu un dialogue renforcé sur la situation des droits de l’homme, sociopolitique et économique de la République démocratique du Congo(RDC).

Pour ce qui est de droit de l’homme Mme Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux droits de l’homme, a jugé encourageantes l’ouverture de l’espace politique et les mesures prises pour mettre fin à la corruption et aux détournements de fonds publics.

Elle a par ailleurs fait savoir en matière de sécurité qu’au cours des huit derniers mois, « quelques 1300 civils ont été tués dans des affrontements entre des groupes armés et les forces gouvernementales » a-t-elle déploré.

Elle a affirmé que certains de ces incidents peuvent constituer « des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité » a-t-elle ajouté.

Les deux experts internationaux envoyés au Kasaï pour tabler sur la situation des droits de l’homme dans cette région congolaise en proie aux exactions de la milice Kamwina Nsapu, ont estimé que la situation est généralement maîtrisée, et « le phénomène Kamuina Nsapu et ses soubresauts ont quasiment disparu » ont-ils affirmé.

Ils redoutent par ailleurs que par manque d’encadrement adéquat que plusieurs des membres de cette milice ne regagne la brousse et tuent de nouveau des civiles. Ont pris part à ces échanges La représentante du secrétaire des Nations-Unies et cheffe de la mission onusienne en RDC Leila Zerrougi, aux côtés du ministre des droits humains, André Lite.

Moïse Dix