RDC :  » Une seule santé « , une approche holistique multisectorielle visant à réduire les risques de maladie et à développer la résilience

RDC :  » Une seule santé « , une approche holistique multisectorielle visant à réduire les risques de maladie et à développer la résilience

2 novembre 2022 0 Par Grandjournalcd.net

L’approche « Une seule santé » fait ressortir les liens fondamentaux qui relient la santé des êtres humains, des animaux, et de l’environnement, et plaide pour une collaboration multisectorielle afin d’aboutir à une vaste palette de résultats en matière de santé publique, de sécurité alimentaire et d’échanges commerciaux.

Durant deux jours, soit du 31 octobre au 1 novembre, les experts des ces différents secteurs ont réfléchi sur les contours de cette approche transversale qui peut contribuer à lutter contre les inégalités environnementales et sanitaires de manière holistique, en favorisant un accès équitable aux services et produits de santé, et en encourageant une gestion saine des ressources naturelles et des écosystèmes.

Justin Masumu, professeur à l’université pédagogique nationale et coordinateur du centre interdisciplinaire de gestion du risque sanitaire en sigle CIGERS a dans une interview accordée grandjournalcd.net, fait savoir que de cette rencontre avait pour objectif de conscientiser les participants et les aider à contourner certaines maladies ayant l’origine animale.

« Nous avons quatre secteurs sanitaires, la santé humaine, animale, végétale et environnementale mais 75 % qui affectent les humains aujourd’hui proviennent des animaux, comme la rage, la salmonellose, Ebola,etc. Pour ça, il faudra travailler aussi dans le secteur animal. C’est comme ça que nous avons organisé cet atelier pour discuter principalement par rapport aux 6 maladies qui étaient identifiées comme des prioritaires en RDC. On a vu comment surveiller, investiguer, et riposter ensemble les maladies, quelles sont les difficultés qu’on peut rencontrer sur terrain et comment les contourner », a résumé le professeur Masumu Justin.

En RDC, plusieurs défis restent à relever renseignements les participants. Il y’a notamment les problèmes liés à l’indisponibilité des services, le manque des personnels au niveau périphérique, l’ absence des médecins vétérinaires dans les territoires et provinces, le déficit des matériels, et des véhicules pour la mobilité.

Cette séance de formation a été placée sous le thème, « Contrôle Intégré des maladies selon l’approche « une santé » en RDC, Atouts et Défis ».

Il faudrait signaler que l’approche « Une seule santé » repose sur l’idée que la santé humaine et la santé animale sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes dans lesquels elles coexistent.

Le principe «Une seule santé» consiste en une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. Il reconnaît que la santé des humains et celle des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général (y compris des écosystèmes) sont étroitement liées et interdépendantes.

Cette approche fait intervenir tout un éventail d’acteurs et de travaux sur l’agriculture durable, la santé des animaux, des végétaux, des forêts et de l’aquaculture, la sécurité sanitaire des aliments, la résistance aux antimicrobiens, la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens d’existence.

Il est essentiel d’adopter l’approche «Une seule santé» pour mieux anticiper, prévenir, détecter et contrôler les maladies qui se transmettent des animaux aux humains, lutter contre la résistance aux antimicrobiens, garantir la sécurité sanitaire des aliments, prévenir les menaces liées à l’environnement qui pèsent sur les humains et les animaux et relever de nombreux autres défis. L’adoption de l’approche «Une seule santé» est également cruciale pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

David Byaruhanga