RDC : Kinshasa pourrait être touchée par la maladie de monkeypox [enquête]

RDC : Kinshasa pourrait être touchée par la maladie de monkeypox [enquête]

29 mai 2022 0 Par Grandjournalcd.net

La capitale de la République démocratique du Congo pourrait être touchée dans les jours qui suivent par la maladie zoonotique de monkeypox, ont alerté des chercheurs qui ont enquêtés du 17 au 21 Mai de l’année en cours sur cette maladie dans les provinces du Maniema et du Kwilu. La raison de cette affirmation est son rapprochement de la ville de Masimanimba, à cause du trafic régulier qu’entretiennent les deux provinces.

Ils recommandent entre autres la sécurisation la ville de Kinshasa et des zones de santé environnantes quant aux risques de transmission du monkeypox, la formation des prestataires de soins de la capitale sur le diagnostic de la maladie, et l’organisation des campagnes de sensibilisation de la population Kinoise sur les risques de transmission du monkeypox à travers les médias.

Par ailleurs lors de cette même matinée scientifique organisée par le centre interdisciplinaire de gestion de risque sanitaire, ces chercheurs ont présenté les résultats de leurs enquêtes sur la maladie de monkeypox dans les provinces de Maniema et du Kwilu.

A Kindu, dans la province du Maniema, les résultats présentés démontrent qu’à l’ère actuelle : Tunda est touché par 425 cas dont 50 décès parmi lesquels 5 cas positifs et 420 suspects. Kindu, 38 cas, dont 5 décès et 2 cas positifs. Obokote, 19 cas suspects dont 1 décès et 0 cas positifs. Samba, 9 suspects, 1 décès et 0 positifs. Kibombo 5 cas suspects, 0 décès et 0 positifs. Kunda 9 cas suspects, 2 décès et 0 positifs. Lubutu 8 cas suspects, 0 décès et 0 positifs. Au total, dans la division provinciale de la santé de Kindu a enregistrée 513 cas dont 7 cas positifs sur 9 échantillons envoyés à l’INRB.

Avec ces 24 zones de santé, 8 zones de santé de la province du Kwilu ont notifié des cas 2017-2021. 74 cas suspects dont 3 décès. Les zones de santé d’Ipamu, Vanga et Djuma notifient les plus de cas. La zone de santé de Masi-Manimba est demeurée silencieuse depuis très longtemps.

Pour le Kwilu, il est recommandé d’approfondir les investigations dans l’aire de santé de Bibamba (autres villages), d’élargir les investigations dans d’autres aires de santé, d’assurer la formation des prestataires de soins sur la diagnostic, de  sensibiliser la population sur les risques du monkeypox, d’encourager la population à fréquenter les structures sanitaires en cas de fièvres éruptives, de conduire des études approfondies sur le réservoir du virus, de faire le lobbying pour un appui en matériel et consommables en faveur de la zone de santé.

Docteur Thierry Kalonji, médecin épidémiologiste du Programme National de Lutte contre le Monkeypox et les Fièvres Hémorragiques Virales (PNLMPX-FHV) estime que les défis sont nombreux pour son programme. A l’en croire, il faudra trouver un médicament, un vaccin approprié, un test de diagnostic rapide pour éradiquer le virus.

Pour ce faire, la population a été invité à éviter tout contact avec les animaux sauvages en particulier ceux trouvés mort et malade ; se laver soigneusement et fréquemment les mains surtout après avoir soigné ou rendu visite à des malades ; éviter les contacts étroits non protégés avec les personnes infectées ; faire bien cuire les aliments contenant de la viande ou des parties d’animaux avant consommation ; utiliser des équipements de protection individuelle pendant les soins aux patients ; ne pas partager la literie, les vêtements, les serviettes ou les ustensiles avec les personnes malades ; isolés les patients infectés à l’hôpital ou à la maison, et contacter l’hôpital proche.

Rappelons que le monkeypox a été déclaré en RDC au cours de la période de  1970-1986 avec 406 cas, soit 94,5% des cas au niveau mondial.
Cette maladie se transmet soit par voie primaire, c’est à dire par contact avec des animaux infectés vivants ou morts, soit par transmission interhumaine d’une personne à une autre.

Dan de Dieu KAYANDA