Technologie culturelle : Google Traduction ajoute le Lingala dans ses options !

12 mai 2022 0 Par Grandjournalcd.net

Le géant américain de l’internet, Google connue surtout pour ses moteurs de recherche et translation, vient d’ajouter le Lingala, une langue parlée par plus de 10 millions de personnes au Congo Kinshasa et Congo Brazzaville dans sa plateforme de traduction.

L’idée est d’après Google, celle « de briser les barrières linguistiques et connecter les communautés du monde entier ».

Google souligne que ces nouveaux ajouts reposent sur un nouveau logiciel qui ne nécessite pas de référence à des exemples précédents.

Isaac Caswell, chercheur de Google Translate, explique à la BBC que ces travaux s’inscrivaient dans le cadre de « l’extension de la couverture à de nombreuses communautés qui étaient très négligées, non seulement par Google mais aussi par d’autres technologies en général ».

A part le Lingala, neuf autres langues ont été aussi ajouté, à savoir :

– Le Bambara parlé au Mali ,
– l’Ewe parlé au Ghana et au Togo ,
– Le Krio parlé en Sierra Leone ,
– Le Luganda parlé en Ouganda et au Rwanda ,
– L’Oromo parlé en Ethiopie ,
– Le Sepedi parlé en Afrique du Sud ,
– Le Tigrinya parlé en Erythrée et en Ethiopie ,
– Le Tsonga, une langue parlée en Afrique du Sud , et
– Le Twi, une langue parlée au Ghana.

Selon certains linguistes, la langue lingala est un créole bantou d’Afrique centrale. Elle désigne une langue ethnique, proche du bobangi une langue formée d’un mélange de langue bantoue.

Le lingala, qui veut dire  » langue du peuple Bangala (fluvial) « , est né du Bobangi, une langue bantoue de la branche bantou-congolaise de la famille Niger-Congo, qui était utilisée par les commerçants navigateurs entre le tournant Nord-ouest du fleuve Congo et Stanley (maintenant Malebo) Pool au sud et sur le fleuve Ubangi.

Le lingala s’est développé à la fin du XIXe siècle à partir des Bobangi utilisés par les missionnaires pour le prosélytisme et par les administrateurs coloniaux pour la communication avec les populations locales à travers leurs auxiliaires tels que les forces armées et la police.

Le lingala est plutôt une langue orale qu’une langue écrite. Le lingala est l’une des quatre principales lingua francas autochtones, appelées « langues nationales », en République démocratique du Congo, ainsi qu’une langue vernaculaire des centres urbains de l’ouest du pays, sauf dans la province du Bas-Congo (Bas-Congo) et dans les provinces du Bandundu du Sud et de l’est.

Pour résumer, l’alphabet lingala est organisé de façons différentes selon les écoles ou les linguistes, Le lingala académique a 39 lettres, digrammes ou trigrammes. Les accents annoncent les tons des voyelles auxquels ils s’attachent, l’accent aigu indique un ton haut, l’accent circonflexe indique un ton variant descendant et l’accent antiflexe (circonflexe inversé) indique un ton variant montant.

Patrice Ntanga