RDC : La Dynamique pour la Sortie de Crise constate des irrégularités dans la loi électorale

RDC : La Dynamique pour la Sortie de Crise constate des irrégularités dans la loi électorale

4 mai 2022 0 Par Grandjournalcd.net

La dynamique pour la sortie de crise (DYSOC) se montre critique vis à vis du débat autour de révision de la loi à l’assemblée nationale.

Dans un communiqué dont une copie a été réservée à Grandjournalcd.net, la DYSOC dit constater avec un profond regret que la proposition de Loi tant décriée, modifiant et complétant la Loi électorale en vigueur et qui a fait l’objet d’un débat général honteux en plénière de l’Assemblée Nationale, n’a pas repris en son sein ceux dont s’attendait la population.

« Pourquoi la proposition de Loi pompeusement baptisée « Loi Lokondo » d’heureuse mémoire, n’a pas été endossée par un député du fameux groupe des 13, suite au décès de notre regretté compatriote, Henri Thomas Lokondo Yoka qui est en réalité, le véritable initiateur de cette proposition de Loi ? D’autre part, comment le citoyen Mbosso peut-il permettre à des non-députés, membres du célèbre groupe des 13, de siéger et de défendre en souffleur, devant la plénière de l’Assemblée Nationale, cette modification putative de l’actuelle Loi électorale ?  » s’indigne Lisanga Bonganga.

Et de poursuivre :

« L’initiative de modification de la Loi électorale en vigueur, aurait dû émanée du Gouvernement, au regard de l’expérience des trois cycles électoraux précédents, mais elle ne l’a pas été cette fois-ci, à cause des arrangements mesquins entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif du régime actuel dont le Gouvernement Sama Lukonde a étalé son incapacité à définir, en concertation avec le président de la République, la politique de la nation et d’en assumer la responsabilité, conformément à l’article 91 alinéa 1er de la Constitution ».

Cette modification n’ayant été initiée ni par un député ni par un sénateur, la DYSOC alerte, d’ores et déjà, la Cour Constitutionnelle sur son caractère non conforme à la Constitution, de sorte qu’en cas de saisine de la Haute Cour, cette dernière ne saurait y dérober.

En tout état de cause, la DYSOC réitère sa position en faveur d’un consensus entre toutes les parties prenantes au processus électoral pour doter à bon érudition, le pays d’une Loi électorale qui puisse garantir des élections crédibles, transparentes et inclusives en 2023.

La DYSOC envisage de sit-in dès ce 6 mai.

Patrice Ntanga