RDC : L’aide humanitaire n’est pas la solution pour mettre fin à l’insécurité [Monusco]

RDC : L’aide humanitaire n’est pas la solution pour mettre fin à l’insécurité [Monusco]

20 avril 2022 0 Par Grandjournalcd.net

Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint du secrétaire général, coordonateur humanitaire et coordonateur résident des nations unies en RDC a scruté ce mercredi la situation sécuritaire de l’Est du pays, où des civils continuent de payer un très lourd tribut à cause des conflits.

Selon lui, l’aide humanitaire tant voulu n’est qu’une goute d’eau pour éradiquer l’insécurité. Il propose des discussions approfondies entre les parties prenantes pour étudier les causes de ce phénomène.

« Dans l’Est du pays, des civils continuent de payer un très lourd tribut à cause des conflits multiformes qui entraînent des déplacements forcés ainsi que des violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Ceci entraîne des conséquences négatives en termes de protection, d’accès aux services, de sécurité alimentaire, de nutrition, d’éducation, etc. La protection des civils, le rétablissement de la sécurité, et la
stabilisation sont donc essentiels et sont en premier ressort la responsabilité de l’Etat. Mais la situation humanitaire n’est qu’une indication de la température sur le thermomètre. L’aide humanitaire n’est pas la solution. Et il est donc essentiel de travailler, collectivement, sur les causes profondes, structurelles,
que j’appelle les nœuds gordiens, qui sont à la source de l’instabilité, de l’insécurité, et des déficits de
développement. Il est nécessaire de trouver un équilibre entre la réponse aux symptômes, et le travail sur les
causes structurelles » a résumé Bruno Lemarquis.

Au côté de Matthias Gillmann, porte-parole de la Monusco ; Bruno Lemarquis a aussi découvert la RDC comme pays à plusieurs défis.

« Mais je découvre aussi les nombreux défis auxquels le pays fait face, qui se transcrivent notamment par le manque de corrélation entre le potentiel et les opportunités d’un côté, et les indicateurs de développement de l’autre, la RDC se classant 175-ème sur 189 pays au classement des Nations Unies sur le développement humain. Manque de corrélation également en termes d’efficacité de l’aide. Mais des défis qui se transcrivent également à travers la persistance des besoins humanitaires à un niveau très élevé, du fait notamment de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, ce qui fait de la crise humanitaire en RDC l’un des plus complexes du monde et des plus longues (protracted) au monde, depuis des décennies » a-t-il conclu.


Dan de Dieu KAYANDA