RDC : L’affaire François Beya va d’irrégularité en irrégularité [Claudel Lubaya]

RDC : L’affaire François Beya va d’irrégularité en irrégularité [Claudel Lubaya]

5 avril 2022 0 Par Grandjournalcd.net

L’homme des services secrets du président de la République, François Beya a quitté les installations de l’Anr pour la prison centrale de Makala depuis la soirée du lundi 04 Avril.

Sans dossier en bonne et due forme, nous dit Claudel Lubaya, François Beya arrêté le 5 février dernier est détenu illégalement en violation de la constitution et de tous les principes qui régissent un état de droit.

« Loin de résoudre le problème, ceux qui font la loi du plus fort et qui l’incarnent avec suffisance ont décidé d’aller d’irrégularité en irrégularité. Ce transfert en prison ne met pas fin aux 60 jours de séquestration et ne dédouane pas non plus ceux qui détiennent Monsieur François Beya et ses collaborateurs de l’infraction d’arrestation et détention arbitraire prévue et punie par les lois de la République, à savoir la code pénale Congolais livre II, article 67 » a estimé le député national Claudel Lubaya.

Et d’ajouter : « En l’absence d’un dossier judiciaire dûment instruit par un magistrat competent par le respect de la loi, et de celui du droit de défense garanti à toute personne, le placement de l’intéressé à la prison de Makala constitue à la fois une violation de la constitution et une détention tout aussi illégale qu’ irrégulière. Dès lors, l’arrestation de M. Beya qui pourtant jouit pleinement de la présomption d’innocence, revêt un caractère fondamentalement arbitraire qui accable les pouvoirs publics et les couvre de boue infâme ».

Selon Claudel Lubaya, les collaborateurs rapprochés de l’ancien chef des services rapprochés du président de la République, ont été aussi conduit à la prison militaire de Ndolo.

Puisqu’il n’est jamais tard de mieux faire, insiste t-il, il demande aux autorités compétentes de mettre fin à l’abus de l’état de droit, en rendant purement et simplement la liberté à François Beya, ou du moins à le présenter immédiatement devant l’autorité judiciaire compétente afin qu’il soit informé des griefs retenus à sa charge.

Dan de Dieu KAYANDA