RDC : Les femmes appelées à s’approprier du projet Makoki ya Mwasi pour revendiquer leurs droits

RDC : Les femmes appelées à s’approprier du projet Makoki ya Mwasi pour revendiquer leurs droits

1 avril 2022 0 Par Grandjournalcd.net

«Enjeux et défis des Droits des femmes dans le contexte de la RDC», tel est le thème abordé ce jeudi 31 mars par le directeur des programmes de l’Ong Ipas au cours de l’Expo-Vente 2022 organisée par l’équipe du trophée de l’excellence Mwasi ya Buanya à l’enceinte de la cité de la voix du peuple à Kinshasa.

Devant la ministre provinciale du genre de la ville de Kinshasa, du directeur intérimaire de la RTNC, des membres de la société civile, des femmes venues des 26 provinces ; le directeur des programmes de Ipas, Mike Mpoy a de prime abord appelé la femme à plus de responsabilités.

A l’en croire, l’enjeu pour la femme en ce 21ème siècle consiste d’être leader. C’est-à-dire, inspirer confiance, guider une équipe grâce à son charisme, son intelligence émotionnelle et son exemplarité. Le plus grand défis pour Mike Mpoy serait que la femme ne se taise pas face aux multiples attaques contre sa personne.
Durant cet échange à bâton rompu avec les femmes, il était aussi question pour Ipas d’appeler la gente féminin à s’approprier du projet Makoki ya Mwasi.

« Ipas dans cette activité a été invité comme partie prenante qui travaille dans l’autonomisation de la femme en ce que nous pensons que la femme, si elle est dans un environnement habilitant qui permet d’exprimer sa créativité, elle va en grande parti contribué au développement du pays. Voilà pourquoi, nous disons que tout ce qui est fait sans la femme a déjà le germe de sa destruction et c’est pour ça que nous sommes venus accompagner cette initiative. Et pour nous c’est une façon de pouvoir accompagner ces initiatives des femmes. Voilà pourquoi, nous invitons les femmes à s’approprier notre projet Makoki ya Muasi, pour dire que la femme a autant des droits que l’homme et que si on lui donne ce qu’il faut en terme des capacités, la femme pourra réellement contribuer au développement de notre pays » a-t-il déclaré.

L’occasion faisant le larron, ces femmes ont été sensibilisées autour du protocole à la charte africaine des Droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des femmes en Afrique, communément appelé protocole de Maputo.

« Nous avons le protocole de Maputo qui est un traité Africain qui cadre avec les Droits de la femme en général et ce protocole milite pour l’autonomisation de la femme. Il y’a plusieurs droits, notamment les droits à la santé sexuelle et reproductive. Mais beaucoup des personnes ne connaissent pas cela malgré les campagnes menées et nous pensons que ça ne devrait pas être le travail d’une seule organisation mais de toute la société civile qui s’approprie de ce texte pour pouvoir en faire large diffusion. Quand la femme est au courant de ses droits, elle pourra en réclamer. Nous pensons qu’avec le travail que nous faisons à Kinshasa, et en provinces en appuyant les différentes associations de la jeunesse ; de la société civile, des femmes, le réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive pour pouvoir vulgariser ce protocole et faire en sorte que la femme soit informée de cela, nous aurons un écho favorable » a-t’il souligné.

Fondée en 1973, Ipas est une organisation non gouvernementale mondiale vouée à l’élimination des décès et des incapacités évitables dus à l’avortement à risque. Grace à des partenariats locaux, nationaux et mondiaux, Ipas veuille à ce que les femmes puissent obtenir des soins d’avortement surs, respectueux et complets, y compris des conseils et une contraception pour prévenir de futures grossesses non désirées.

Dan de Dieu KAYANDA