RDC/Scandale à l’IGF : 10 mille USD de Alingete pour nuire au Ministre Tony Mwaba, l’inspecteur Jules Kabuya pris la main dans le sac !

RDC/Scandale à l’IGF : 10 mille USD de Alingete pour nuire au Ministre Tony Mwaba, l’inspecteur Jules Kabuya pris la main dans le sac !

24 mars 2022 0 Par Grandjournalcd.net

Le monsieur anti-corruption en mode corrupteur. L’on ne pouvait imaginer pire antithèse que celle avancée par Jules Alingete, chef de service de l’Inspection générale des finances. Déterminé coûte que coûte à tirer le drap de la vérité de son côté, y contraint par le sensationnel avec lequel il a pompeusement annoncé le détournement des fonds alloués à l’organisation du tournoi panafricain interscolaire, Alingete est tombé, avant les victimes de ses accusations mensongères, dans la fosse à la corruption. Il rejoint le gang… contre toute attente.

Sa cible: un magistrat du TGI/ Gombe. Son instrument: Jules Kabuya Tshibwabwa, chargé de suivi de budget à l’IGF. Son vis-à-vis: Mimi Misenga, assistante du magistrat. Voici le quatuor impliqué dans une sale affaire de corruption pour acheter le soutien du magistrat en faveur du dossier de l’IGF mettant en cause le ministre de l’EPST Tony Mwaba, accusé de surfacturation et de détournement.

Concrètement, Jules Alingete a chargé Jules Kabuya de remettre à Mimi Misenga, émissaire de ce magistrat du TGI/ Gombe, la somme de 10.000 dollars américains, ont rapporté des sources concordantes au sein de ce service de la Présidence de la République. Une vidéo, consultée par Opinion-info.cd, montre cette dame, qui est aussi assistante à la faculté de Droit de l’UNIKIN, en train de compter et de vérifier les billets lui remis. «L’encaissement s’est déroulé dans les installations de l’IGF, sur instruction de Jules Alingete pour remettre au magistrat indiqué afin de soutenir son dossier au parquet», ont ajouté nos sources.

Au contact de cette vidéo et de ces révélations, moult questions ont taraudé notre esprit: des plus pertinentes aux moins costaud comme «Comment imaginer Alingete, chargé par le Président de la République de lutter entre autres contre le détournement et la corruption, tomber lui-même dans la corruption?» Invraisemblable. Inconcevable.

Au pays de toutes les possibilités, même l’inconcevable se produit. Jules Alingete vient d’en donner un nouvel exemple. «Voyez comment Alingete est malhonnête. Il manipule l’opinion, il corrompt les esprits faibles», cognent nos fins limiers qui, par leur questionnement et étonnement, tendent, à n’en point douter, à laver Tony Mwaba, «faussement accusé» par l’IGF Alingete. «Si ses dossiers sont bien présentés et des enquêtes bien menées, a-t-il besoin de corrompre comme dans ce cas?»

Au-delà de valoir son pesant d’or, cette dernière interrogation explique plus clairement les motivations de corruption de la part d’Alingete à qui d’aucuns reprochent également la surmédiatisation de ses enquêtes, couronnées souvent par des opprobres gratuitement jetés en public sur certaines autorités.

En déroute face au ministre de l’EPST, qui n’a pas encore réagi depuis le début des gesticulations de l’IGF en chef au sujet d’un «détournement imaginaire» des fonds devant servir à l’organisation du Tournoi panafricain interscolaire, Alingete, résolument engagé à battre Tony Mwaba, veut prouver la corruption en corrompant. Qu’adviendra-t-il lorsque Mwaba, en mission d’itinérance pour évaluer l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base, va délier sa langue ?

Sans donner des détails, les services de l’IGF évoquent la consignation de ladite somme auprès du parquet.