RDC: La justice congolaise face à ses devoirs devant Pascal BEVERAGGI [Tribune]

RDC: La justice congolaise face à ses devoirs devant Pascal BEVERAGGI [Tribune]

17 mars 2022 7 Par Grandjournalcd.net

Il fallait s’y attendre , la fourberie ne peut jamais prospérer éternellement . Elle ne saurait non plus travestir à vie la vérité. Loin s’en faut.

La justice congolaise vient de mettre fin à cette saga judiciaire en rétablissant Pascal Beveraggi dans ses droits. C’est la triomphe de la vérité sur les mensonges et faussetés cousus au fil blanc par le camp Katumbi.

Mais qu’à cela ne tienne, il est important de rappeler à la justice congolaise que rétablir Pascal Beveraggi dans ses droits signifie que ce dernier doit impérativement récupérer sa société , ses avoirs confisqués de façon irrégulière et son argent volé c’est à ce moment là que l’Etat de droit aura tout son sens.

Ce n’est plus un secret pour personne: la dépossession qu’a connu Pascal BEVERAGGI de ses avoirs est un dol. La justice qui le reconnaît dans la dernière décision rendue devra aller jusqu’au bout de sa logique.

Pour ironiser sur une justice à double vitesses, l’humoriste Coluche avait trouvé les mots appropriés, en s’exprimant en ce terme: Il y a deux sortes de justice : #vous avez l’avocat qui connaît bien la loi, et l’avocat qui connaît bien le juge !# Il ne faudrait pas que cela soit le cas pour le dossier en référence.

Si la décision de justice est effectivement rendue en faveur de Pascal BEVERAGGI, il n’en demeure pas moins que son exécution a aussi d’être accompagnée par la même justice qui dispose de tous les outils nécessaires, quant à ce. C’est seulement l’application de sa propre décision qui élevera sa dignité devant l’opinion.

La particularité de ce dossier qui oppose Pascal BEVERAGGI à Moïse KATUMBI est qu’il y a des fâcheux précédents qui ont failli toucher à son honneur. Réparer une injustice qu’elle a elle-même produit exige aussi, de leur part, une réparation à la hauteur des dommages occasionnés. Il est important de remonter cette information à la surface.

Qui ne sait pas que Pascal BEVERAGGI a gagné le procès à la cour d’appel de la Gombe en décembre 2020? Pourtant, bien que bénéficiaire d’une décision de justice favorable, il a subi une expropriation de ses avoirs, à l’allure d’un film des polars. Aussi impensable que cela peut-être, il a au moins les mérites d’avoir existé. Ainsi, la justice qui a dit le bon droit est mise à l’épreuve de faire appliquer leur propre décision. C’est aussi cela l’Etat de droit

D.T