Lutte contre les VBG en RDC : l’État Congolais appelé à sensibiliser les communautés !

Lutte contre les VBG en RDC : l’État Congolais appelé à sensibiliser les communautés !

16 février 2022 0 Par Grandjournalcd.net

La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des atteintes aux droits de la personne. En RDC, les spécialistes VBG ont constaté que le nombre d’incidents rapportés en 2020 a augmenté passant de 42 920 cas en 2019 à 70 142 en 2020, une hausse de 63%.

Dans une interview accordée à www.grandjournalcd.net, Madame Live Mpinda, avocate au barreau de Kinshasa/Gombe, invite l’État Congolais à encourager la société à proscrire les VBG.

« l’État Congolais a l’obligation de lutter contre toutes formes des violences basées sur genre. Cela passera notamment par la sensibilisation de la femme partout où elle se trouve à se prendre en charge pour qu’elle ne soit pas marginalisé » a dit Live Mpinda, avocate au barreau de Kinshasa / Gombe.

A l’en croire, il faudrait aussi que l’État veille à la formation du personnels chargés de l’accueil et du traitement des VBG dans les institutions publiques pour faciliter la prise en charge des cas et favoriser la dénonciation. Pour elle, cet objectif demande de travailler avec différents acteurs dont des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes.

Divine Mpanzu, défenseure des droits des femmes rappelle que les VBG constituent une menace pour la paix durable et la dignité humaine.

« les VBG entraînent pour celles qui en sont victimes de graves conséquences physiques, économiques et psychologiques, à court et à long terme, entravant leur participation pleine et égalitaire à la vie en sociétés. Les conséquences des VBG sont nombreuses. La femme victime, va développer dans son chef un complexe d’infériorité et aura du mal à s’adapter dans beaucoup des situations. La victime aura le statut de la femme du hier qui ne savait dire un mot et lever le ton pour dénoncer tout forme d’actes mauvaises » a insisté Me Divine Mpanzu, avocate au barreau de Kinshasa/Matete.

La violence basée sur le genre (VBG), parfois aussi appelée violence sexiste, se réfère à l’ensemble des actes nuisibles, dirigés contre un individu ou un groupe d’individus en raison de leur identité de genre.

Elle prend racine dans l’inégalité entre les sexes, l’abus de pouvoir et les normes néfastes et est utilisée pour souligner le fait que les déséquilibres de pouvoir, structurels, fondés sur le genre, placent les femmes et les filles dans une position leur faisant courir un plus grand risque d’être l’objet de multiples formes de violence.

En 2019, la RDC était classé à la 179è place sur 189 pays dans l’indice de l’inégalité de genre.

Dan de Dieu KAYANDA