RDC/Journée mondiale des droits des enfants : ‹‹La situation sociale et de protection des enfants du Kasaï Central reste très alarmante›› (ONG Enfant-avenir)

RDC/Journée mondiale des droits des enfants : ‹‹La situation sociale et de protection des enfants du Kasaï Central reste très alarmante›› (ONG Enfant-avenir)

20 novembre 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Les communautés mondiales, étatiques et humanitaires célèbrent le 20 Novembre de chaque la journée internationale des droits des enfants. À Kananga, au Kasaï Central, une organisation de défense et de promotion des droits des enfants est vent debout contre les mauvaises conditions de vie des enfants dans l’ensemble de la province du Kasaï Central, au lendemain du phénomène Kamwina Nsapu.

A l’occasion de cette journée, l’ONG Enfant-Avenir a mené plusieurs actions simplifiées pour pousser toute la communauté à accorder une importance capitale à la défense et promotion des droits des enfants sur l’ensemble de la province.

Joint au téléphone par grandjournalcd.net, Pierre Bibombe, Coordonnateur National de cette structure, a laissé entendre que ENAV a visité la prison centrale de Kananga où elle a organisé des séances de causeries éducatives et morales avec les enfants en conflits avec la loi, suivi des remises des kits des dignités à ces enfants.

Le personnel pénitentiaire a été, pour la circonstance, sensibilisé sur la protection des enfants en conflits avec la loi, détenus dans cette maison carcérale et aussi la vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant.

De ce fait, Enfant-Avenir dit tracer un tableau sombre de la situation de la protection des enfants dans l’espace Kasaï, liée notamment à l’insurrection du mouvement Kamwina Nsapu où plusieurs enfants y ont été recrutés, utilisés comme acteurs principaux.

‹‹Les enfants aujourd’hui sont victimes des violences sexuelles, surtout les jeunes filles de moins de 18; plusieurs abus et exploitations sexuelles commises sur les enfants. Les enfants sont exploités (pour des fins économiques), les autres ne sont pas scolarisés et pourtant il y a gratuité de l’enseignement primaire. Il y aussi un autre phénomène de mariage précoce où 70% des filles à l’intérieur de la province abandonnent l’école pour le mariage››, a-t-il expliqué.

De ce fait, Me Pierre Bibombe fait un plaidoyer auprès des autorités publiques de la RDC, des partenaires techniques et financiers, les acteurs de protection afin de veiller pour que les droits des enfants soient pris en compte dans leurs programmes respectifs.

Ivan Honoré MUDIANGOMBE