RDC/Kasaï Central : Une trentaine de cas de violences sur les femmes et filles mineures répertoriés en l’espace d’un mois

RDC/Kasaï Central : Une trentaine de cas de violences sur les femmes et filles mineures répertoriés en l’espace d’un mois

9 novembre 2021 1 Par Grandjournalcd.net

Dans un rapport d’alerte de cas de violences basées sur le genre (VBG) parvenu à Grandjournalcd.net, au moins une trentaine des cas des violations des droits des femmes, jeunes filles et filles mineures ont été rapportés par une organisation locale.

D’après la copie exploitée, l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement du Kasaï (FMMDK) décrie la recrudescence des cas de violences sexuelles et celles basées sur le genre commises sur les femmes et les filles mineures enregistrés en l’espace d’un mois, soit depuis le début du mois d’octobre dernier.

Cette organisation peint un tableau très sombre d’une trentaine de cas enregistrés, partant du territoire de Dimbelenge, passant par ceux de Dibaya, Demba et Luiza.

Dans le Territoire de Dimbelenge par exemple trois filles sont tombées victimes; la première fille a été violée en fin de semaine dernière dans une structure sanitaire après avoir subie une intervention chirurgicale, et le bourreau n’a pas été inquiété par les services de sécurité où des amendes transactionnelles lui ont été exigées. La seconde âgée de 3 ans a été violée et évacuée à Kananga pour des soins, et se trouve dans un état très critique car manifestant des signes d’infections; et la troisième a été victime d’agression sexuelle de la part d’un des Responsables d’une Eglise de la place.

Curieusement, le père de la troisième victime de Dimbelenge a été interpellé par la police locale, après avoir refusé des arrangements à l’amiable avec le bourreau.

Dans le territoire de Luiza, à 300 Km de la ville de Kananga, une femme, mère de deux enfants a été répudiée par son mari pour avoir refusé d’imputer faussement le dossier de viol à un innocent.

Dans le territoire de Demba par contre, plus 31 cas de violences sexuelles ont été recensés dont une âgée de 50 ans été récemment violée par un militaire, qui circule librement malgré la dénonciation des acteurs de la société civile locale et une autre qui a été copieusement tabassée et blessée par son Mari et se trouve dans un état critique.

A Tshimbulu dans le territoire de Dibaya, une fille mineure de 3ème Biologie–chimie jetée au cachot a été rendue grosse par un élément de la PNC commis à la garde et une femme mariée a été violée en l’absence de son mari et le Bourreau n’a jamais été inquiété, rapporte l’ONG FMMDK.

De ce tableau sombre, Nathalie Kambala de FMMDK pense qu’il est temps que le pouvoir judiciaire joue le rôle qui est le sien, celui de décourager tous ceux qui continuent de fouler aux pieds les lois du pays qui garantissent la sécurité et la protection de la femme et de la jeune fille.

Elle appelle en outre les services de sécurité à mettre la main sur tous bourreaux identifiés et connus afin d’être transférés devant les juridictions compétentes et répondre de leurs actes.

Ivan Honoré Mudiangombe