RDC : Lutte contre les VSBG, Les députés provinciaux et la société civile du Kasaï-Central y réfléchissent !

5 novembre 2021 0 Par Grandjournalcd.net



Il s’est ouvert ce vendredi 05 novembre à Kananga, un atelier dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « Reinsertion socio-économique et scolaire des survivantes des violences sexuelles et celles basées sur le genre et renforcement des mécanismes de prévention et de coexistence sociale des familles affectées par le conflit Kamuina Nsapu dans la province du Kasai central ».

Le but de ces échanges est de contribuer à la réduction de la prévalence des violences basées sur le genre (VBG).

Dans son adresse, Nathalie Kambala Secrétaire Exécutive de l’ONG FMMDK, a indiqué que le contexte post conflit du Kasai-Central est caractérisé par la vie socio-économique entièrement perturbée, des familles brisées et traumatisées, au moment où la femme est victime de toutes sortes de violences et autres discriminations lui imposées non seulement par la politique mais aussi par les coutumes jugées avillissantes et pourtant, cette femme a le droit de contribuer au développement de sa province et son pays.

D’après elle, les femmes Kasaiennes ne jouissent que de très peu de leurs droits, notamment en terme de participation et de représentation dans les organes de décision dans tous les domaines.

« Cette faible représentation des femmes dans les organes déliberants et de prise de décision à tous les niveaux s’explique par les obstacles majeurs auxquels les femmes sont confrontées, notamment les contraintes socioculturelles et autres pratiques coutumières néfastes qui ont une influence négative même au niveau structurel, le manque de connaissance de certains textes juridiques qui garantissent leurs droits » a-t-elle expliqué.

Pour elle, ces deux journées de réflexion sont organisées afin de discuter, cogiter et trouver les voix et moyens pouvant soigner l’image de la femme et impliquer les élus du peuple dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG).


De son côté, le Représentant du HCR, a salué l’intérêt accordé par l’assemblée provinciale du Kasaï-Central à la réalisation de ces journées de réflexion, qui permettront aux parties prenantes de trouver des voies et moyens pour mettre fin à ce fléau dont plusieurs cas sont enregistrés jour après jour.

Marcel Tshipepele Ntumba, vice-président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central qui a donné le ton de ces assises, a en premier lieu rappelé que la femme, occupant la première position dans la société par le simple fait qu’elle est l’unité centrale de l’éducation de base de toute l’humanité, mėrite sincèrement un maximum de respect et de considération dans cette même société.

Pour lui, ces deux jours de réflexion obligent aux députés de réfléchir et de combattre, au regard des missions régaliennes leurs attribuées par la constitution et les lois du pays, les inégalités sociales, fondées sur les différences biologiques naturelles irrémédiables qui séparent les hommes des femmes à partir de leurs sexes.

« Ces différences biologiques et naturelles ont engendré dans les sociétés, une discrimination sexuelle exercée à l’égard de la femme par le simple fait qu’elle est femme et ont produit plusieurs conséquences » a dit le vice-président de cet organe délibérant, avant d’inviter ces collègues à une attention soutenue en vue de bénéficier, à l’issue de ces deux journées, l’essentiel de la matière à relayer à la population qui les a mandatés.

Durant deux jours, soit du 05 au 06 novembre, les députés nationaux, les membres de la société civile, et autres organisations des Droits de l’homme rédigerons un document de référence pour conduire les actions de prévention et de réponse aux VBG d’une manière coordonnée et efficace.

Ces deux journées sont organisées par l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement du Kasaï (FMMDK) avec l’appui financier du Haut Commissariat des Réfugiés (HCR).


Ivan Honoré M.