RDC : ‹‹Tout passage en force pour la désignation du Président de la CENI sans consensus risque de mettre le pays à feu et à sang›› (JP Lisanga Bonganga)

RDC : ‹‹Tout passage en force pour la désignation du Président de la CENI sans consensus risque de mettre le pays à feu et à sang›› (JP Lisanga Bonganga)

3 octobre 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Plus de deux ans avant l’organisation des prochaines élections, et alors que l’assemblée nationale s’attèle à trouver un consensus autour de la désignation du prochain Président de la CENI, le blocage constaté au sein de la plateforme des confessions religieuses ne fait pas avancer les choses.

Dans une déclaration politique faite ce 2 octobre, se rapportant à la problématique de la désignation des prochains animateurs de la centrale électorale, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur de la Dynamique pour une Sortie de Crise (DYSOC) met en garde le Président de l’assemblée nationale contre toute forme d’usurpation de pouvoir.

Pour Jean-Pierre Lisanga Bonganga, se sont ceux qui sont au pouvoir qui sont à la base du blocage actuel. ‹‹téléguidé›› Christophe MBOSO N’KODIA PWANGA ‹‹s’arroge des pouvoirs exorbitants d’un droit atypique, d’accorder des délais dilatoires aux confessions religieuses pour trouver un consensus, mais, en plantant à l’avance le décor de son échec, qu’il voudrait imputer aux églises catholique et protestante clairvoyantes, alors qu’ils sont lui et le pouvoir en place, les véritables tireurs des ficelles du blocage››.

Tout en rappelant le poids démographique lié au nombre des fidèles des huit confessions religieuses, la DYSOC fait savoir qu’au regard de l’impact social sur l’étendue du territoire national, l’expertise avérée, le déploiement des observateurs sur terrain, le suivi du processus électoral et la neutralité incontestable vis-à-vis des acteurs politiques, ‹‹seules les églises catholique et protestantes réunissent les éléments objectifs d’appréciation… Elles sont dès lors les seules confessions religieuses qualifiées, pour présenter ou proposer un candidat au poste de Président de la CENI››.

Pour la DYSOC, les autres confessions religieuses ne réunissent pas ces éléments. Tout en déplorant ‹‹l’ingérence à outrance et l’activisme›› qualifié d’outragant de certains chefs de mission diplomatique dans ce processus électoral qui relève de la souveraineté nationale, la DYSOC fait savoir que ‹‹tout passage en force pour la désignation du Président de la CENI sans consensus risque de mettre le pays à feu et à sang››, situation dont le Président de l’assemblée nationale porterait seul, selon la DYSOC, ‹‹la responsabilité devant l’histoire››.

David MWANIA