40 ans de l’abolition de la peine de mort en France : devant les parlementaires, Christelle Vuanga plaide pour le cas de la RDC

40 ans de l’abolition de la peine de mort en France : devant les parlementaires, Christelle Vuanga plaide pour le cas de la RDC

17 septembre 2021 0 Par Grandjournalcd.net

« (…) à chaque fois que je prends la parole à l’Assemblée nationale pour aborder la question de l’abolition de la peine de mort, je pense à vous. Malgré les insultes, les découragements des uns et des autres, votre voix magique me donne du réconfort. Laissez-moi vous dire devant toutes ces personnes que c’est le plus beau jour de ma vie », tels sont les mots de la députée nationale Christelle Vuanga à l’occasion de 40 ans de l’abolition de la peine de mort en France.

Devant les parlementaires ainsi que plusieurs autres personnalités, Christelle Vuanga qui a porté l’image de la République Démocratique du Congo (RDC) a soutenu que « la justice ne doit pas punir pour se venger, elle doit corriger pour améliorer»

«(…) oui je suis l’une de ces actrices du changement qui prônent la répression sévère et ferme dans des tels cas mais pas la peine de mort car la justice ne doit point tuer. La Justice doit punir, sanctionner mais ne doit en aucun cas décider de la vie ou de la mort d’un être humain », a-t-elle insisté.

Adoptée en 1981, les partisans de la peine de mort continuent d’y trouver un moyen efficace de dissuasion criminelle, a-t-elle renchéri.

Une position qui selon elle est « la résultante des affres insupportables de la criminalité avec son corollaire de violations graves de droits de l’homme. C’est le cas dans l’Est de mon pays où de nombreuses personnalités continuent de soutenir la peine de mort comme seule alternative de dissuasion aux atrocités quotidiennes».

Lors de son intervention, l’ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux, Robert Badinter a souligné l’avancée mondiale réalisée en matière d’abolition de la peine de mort, même si quelques Etats, « très puissants ou fanatisés » refusent toujours de prendre cette voie.

Il sied de signaler que, la Biélorussie est le seul Etat européen qui pratique encore la peine capitale.

OML