Santé/JM pour l’élimination de la fistule obstétricale: la RDC promet de garantir les conditions des femmes

Santé/JM pour l’élimination de la fistule obstétricale: la RDC promet de garantir les conditions des femmes

24 mai 2021 0 Par Grandjournalcd.net

A l’instar de l’humanité, la République démocratique du Congo célèbre le 23 Mai de chaque année, la journée dédiée à l’élimination de la fistule obstétricale. Cette journée permet à ces femmes vivant avec une fistule obstétricale de guérir et de reconstruire leur vie.

Lors d’une cérémonie organisée à l’hôpital de référence Biamba Marie Mutombo, située dans la périphérie de Masina, le ministre de la santé publique, hygiène et prévention, Jean-Jacques Mbungani a relevé la détermination du gouvernement congolais à éliminer d’ici 2030, la prédominance de la fistule obstétricale.

« Ce 23 Mai 2021, la RDC à l’instar de la communauté internationale célèbre la journée mondiale pour l’élimination de la fistule obstétricale. Célébrée sous le thème : « Les droits de la femme sont des droits humains. Nous devons éliminer la fistule obstétricale maintenant », ceci pour souligner notre préoccupation et détermination à ce fléau », a indiqué le ministre de la santé, le Docteur Jean-Jacques Mbungani. Et d’ajouter, »tel est aussi un aspect important d’un pays de Droit prôné par le Chef de l’État qui ne ménage aucun effort pour garantir les conditions de paix et de sécurité sans lesquelles aucun travail de santé ne pourrait se réaliser avec sérénité ».

Au cours de son speech, le patron du secteur sanitaire Congolais a fait savoir que plusieurs facteurs entre en jeux face à ce phénomène, entre autres : la grossesse précoce, la pauvreté, la malnutrition, l’éducation, l’insuffisance des plateaux techniques, l’accès limité aux soins obstétricaux d’urgence causé par l’insuffisance des prestataires.

Face à cette situation, il a par le billet du Programme Nationale de la Santé de la Reproduction (PNSR) recommandé urgemment, la mise en place des stratégies pour lutter contre cette maladie, à savoir : la prévention ; le traitement ; et la réinsertion de ces femmes dans la communauté ; avant d’annoncer l’inscription de la RDC dans le Programme des Objectifs du Développement durable (ODD).

Au personnel soignant, Jean-Jacques Mbungani a invité à plus de dynamisme pour relever le défi de la couverture sanitaire.

Par ailleurs, en marge de cette journée, la vice-ministre Véronique Kilumba a procédé à la remise de quelques équipements médicaux, don de l’UNFPA à un centre de santé de la commune de la N’sele.

Selon une enquête démographique et de santé réalisée en 2007, la RDC compte environ quatre deux mille (42 000) femmes qui ont des fistules non traitées alors que cette pathologie est évitable et également guérissable.

Rappelons que, la fistule obstétricale est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d’un accouchement. Il s’agit d’une perforation entre le vagin et la vessie ou le rectum, due à un arrêt prolongé du travail en l’absence de soins obstétricaux. Elle provoque une fuite d’urine ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques.

Les femmes qui en souffrent sont souvent condamnées à la dépression, à l’isolement social et à une aggravation de la pauvreté.

Dan de Dieu KAYANDA