RDC/ RAM : grogne au Callcenter ARPTC, des agents bientôt en grève ?

RDC/ RAM : grogne au Callcenter ARPTC, des agents bientôt en grève ?

5 mai 2021 0 Par Grandjournalcd.net

« Ça ne va pas ! »s’écrie une dizaine d’agents de la société X de sous-traitance. Le Registre d’ Appareil Mobile est un service du gouvernement initié et institué par un arrêté ministériel du ministre Kibassa Maliba. Le service initié notamment pour la sécurité des utilisateurs des appareils mobiles, lutte contre la contrefaçon et le vol des téléphones.

Initialement, la suspension faute de paiement de cette redevance devrait intervenir 60 jours à dater du 23 septembre 2020. Après une modification de fait, c’est ce mardi 28 avril 2021 que plusieurs utilisateurs ont constaté des perturbations avec leurs opérateurs mobiles.

Tous les regards se sont tournés vers le RAM qui brandissait déjà à travers sa campagne de sensibilisation la menace de coupure ou de déconnexion des appareils androïdes qui ne se seront pas acquittés de ce paiement de 7 $ payable en six tranche par an.

Les bas blessent quand l’autorité de régulation des post et télécommunications se dédouane et rejette la responsabilité de ces perturbations constatées ces derniers jours aux opérateurs mobiles en affirmant qu’aucun téléphone se trouvant sur le territoire national n’a été déconnecté faute de paiement de cette taxe de RAM. Pourtant, tous ces abonnés déconnectés ont un message de RAM leur notifiant que leur compte est négatif chaque fois qu’ils essaient de recharger ou réactiver les forfaits internet.

Entre temps, les opérateurs mobiles restent silencieux et ce sont notamment les répondeurs sous-traités au service de ces opérateurs mobiles et affectés à l’ARPTC dans le cadre de ce projet RAM qui font les frais de cet imbroglio.

« On nous paie un misérable salaire de 150 USD sans transport ni restauration… Et voilà que le nombre d’appels quintuple », se lamente l’une de ces agents qui précisent qu’avant « nous étions payés à ce montant pour un total de 1000 appels par mois…Présentement, depuis ces interruptions ont commencé, nous répondons jusqu’à 1200 appels en seulement deux jours » , s’écrie-t-elle.

Le pire c’est qu’on ne sait pas satisfaire ces clients, ajoute un autre qui condamne l’Etat congolais et les opérateurs économiques qui lui semblent être les principaux acteurs de cette crise visiblement sans issue.

 » On ne nous dit qu’est-ce-quil faut répondre à un client qui s’est vu déconnecté, a rechargé plus que même le montant exigé et attend depuis trois jours maintenant le rétablissement de sa connexion en vain  » , s’alarment-ils en précisant que ces genres de plaintes « reviennent près de 300 fois par jours… imaginez notre calvaire surtout quand vous êtes ténus à tous les recevoir et les satisfaire pour être côtés et payés sans retranchement à la fin du mois ».

Il sied de signaler que ces agents sont payés sur fond de performance évaluée par la moyenne des temps passés au téléphone à recevoir un client, la satisfaction apportée à ses plaintes et le nombre de clients reçus.

Dès lors que l’on ne sait pas que dire aux clients face à ces genres d’équations, « n’est-ce-pas une manière de nous faire perdre en performance et en revenu mensuel indépendamment de nos efforts « , dénonce ces agents qui n’écartent pas l’option de grève si cette situation persiste.

Moïse Dix