Paradoxe de la RDC, pays pauvre et riche en même temps, Albert Yuma sort de son silence

Paradoxe de la RDC, pays pauvre et riche en même temps, Albert Yuma sort de son silence

19 avril 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Qui plus qu’Albert Yuma pour expliquer le paradoxe de la République Démocratique du Congo , pays au sol et sous-sol scandaleusement riches ayant une population la plus affamée de la planète ? Le président de la Fédération des Entreprises du Congo sort de son silence et pointe du doigt notamment banque mondiale.

« Ils viennent (sous-entendues la banque mondiale et la FMI et vous conseillent gentillement, voilà la RDC vous n’avez plus les moyens financiers pour maintenir et développer vos actifs miniers , nous vous conseillons de céder vos actifs à des partenaires techniques et financiers qui ont des moyens et bon débloquer ça à votre place », dénonce avec ironie Albert Yuma.


Le président du conseil d’administration de la Générale des mines et carrières estime que cette méthode dénoncée ci-haut, est l’erreur fatale que « nous avons jamais fait dans nos pays africains ». A en croire Albert Yuma, les richesses minières de la RDC appartiennent majoritairement aux firmes étrangères.


 » Quand on dit que la RDC a importé cette année 1 millions de tonne de cuivres et 100 milles tonnes de cobalt c’est en réalité 5 ou 6 entreprises étrangères dans lesquelles, malheureusement, la GÉCAMINES l’entreprise de l’Etat n’est qu’un actionnaire minoritaire qui n’a quasiment rien à dire », ajoute ce chef du patronnât congolais réputé très proche de l’ancien président Joseph Kabila.


Le PCA de la GÉCAMINES regrette l’époque où la GÉCAMINES produisait 500 milles tonnes de mines et arrivait par conséquent à couvrir la majeure partie des dépenses de l’Etat. On parle notamment de KCC, Rwashi, Sicomines qui, au lieu de ramener des capitaux et payer à l’Etar des redevances comme promis, ont plutôt gagé les mines congolaises à des banques étrangères pour des prêts à des intérêts exorbitants imposés par la suite à la RDC, poursuit celui qui totalise près de deux décennies à la tête de la RDC.


Des révélations qui ont jeté le froid sur plus d’un congolais sur la politique extravertie que mène depuis un temps le successeur de Joseph Kabila, le président Tshisekedi visiblement en ambiance bon enfant avec ces institutions de Breton Woods contrairement à son prédécesseur, Joseph Kabila qui tournait le dos vers ses derniers jours aux occidentaux pour se tourner vers la Chine, elle aussi citée par Albert Yuma parmi ces partenaires étrangers qui seraient à la base du paradoxe congolais.


Moïse Dix