RDC: Après Vital Kamerhe, Acacia Bandubola retombe dans une affaire de rétro commission

RDC: Après Vital Kamerhe, Acacia Bandubola retombe dans une affaire de rétro commission

2 avril 2021 0 Par Grandjournalcd.net

La ministre de l’Economie se retrouve au cœur d’une polémique de corruption de la même nature que celle connue par l’ancien directeur de cabinet vital Kamerhe, aujourd’hui en prison.

En effet, la ministre a effectué un paiement de 80 millions de dettes du gouvernement aux pétroliers sans notifier le premier ministre. Dans sa lettre,la ministre issue des rangs du parti présidentiel n’a pris le soin de réserver une notification qu’au président de la République et le gouverneur de la banque centrale.

Il s’agit en effet d’un paiement de la dette aux pétroliers qui s’élevaient à 350 millions USD. En arrivant au pouvoir, le cabinet du président Félix Tshisekedi alors dirigé par Vital Kamerhe avait procédé à un paiement de 150 millions USD qui s’étaient fait suivre d’une retrocommission alléchante de 15 millions USD empochés par des officiels congolais au nom d’un deal qui ne disait pas son nom.

Sur les deux cents millions USD restants, Acacia Bandubola s’est mis d’accords avec les pétroliers sur un croisement de créances contre septante millions USD que ces derniers devraient aussi à l’Etat congolais. Il ressort une dette de cent trente millions USD restants à devoir aux pétroliers.

Dans sa lettre à problème, Acacia Bandubola, ministre de l’Economie qui, au nom de la continuité d’affaires d’etat, a hérité cette entente avec les pétroliers de son prédécesseur, le ministre Kapika, a demandé un paiement de quatre-vingt millions USD sans passer par le premier ministre profitant ainsi des grabuges FCC-CACH et l’avènement de l’union sacrée qui débauchait sur la démission de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Il ressort de cette manoeuvre un décaissement de quatre-vingts (80) millions de dollars américains à l’insu du premier ministre sortant. Plusieurs sources reviupées affirment par la même occasion une rétro-commission de 12 millions de dollars cachés au Président de la République alors que les membres du Cabinet et de l’Administration de l’Economie réclament leur part.


« Le premier ministre était déjà démissionnaire », justifie-t-on dans son cabinet pourtant cette lettre de la ministre date du 22 janvier alors que le premier ministre sortant démissionnait le 29 janvier, soit sept jours plutard et le 30 janvier, le nouveau directeur de cabinet, nommé cinq jours plutôt, prenait des mesures restrictives de paiement limité aux seules charges du personnel de l’Etat.

Un déroulement de fait qui sent un acte prémédité par la ministre pour écarter le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba du circuit ainsi se passer d’un possible « non » du sexagénaire qui n’aurait peut-être pas laisser passer un tel paiement dans une période de tension politique malgré l’urgence qu’évoque le cabinet de là ministre. N’aurait-elle pas profiter des grabuges policiens pour tirer profit de ce paiement loin de la vigilance du reste du gouvernement et surtout du premier ministre ?

Moise Dix