Gabon : Nourredin Bongo, l’alternative au pouvoir d’Ali Bongo pour 2023 ?

Gabon : Nourredin Bongo, l’alternative au pouvoir d’Ali Bongo pour 2023 ?

29 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Noureddin Bongo Valentin, 30 ans, fils du président gabonais Ali Bongo et de son épouse Sylvia Bongo né en 1991 a récemment été nommé coordinateur des Affaires présidentielles le 5 décembre 2019, quelques temps après un accident cardio-vasculaire contracté par son père. Le sexagénaire récupère depuis. Même si son pied droit traine encore à obéir, l’obligeant à garder sa canne, le président gabonais a totalement récupéré ses facultés langagières et les mouvements de ses mains

Qu’a cela ne tienne, le chef de l’Etat gabonais le sait, sa santé réclame du repos même si son engagement pour servir son pays est resté intact, comme il l’a récemment affirmé lors d’une sortie médiatique. Au Gabon, une certaine opinion estime que la première dame, Sylvia Bongo, aurait profité de l’éclipse momentanée ou de la faiblesse sanitaire de son époux pour imposer son premier fils dans la plus haute strate décisionnelle du pays.

Le président gabonais qui accordait à jeuneAfrique sa première interview depuis son AVC a balayé d’un revers de main cette rumeur. C’est moi , affirme Ali Bongo, « qui lui ai demandé́ de venir travailler au service des Gabonaises et des Gabonais. Il a alors, sans hésiter, quitté un travail qu’il aimait et dans lequel il réussissait ».

Pas très loin de la réponse de son fils qui , interrogé sur la même question a indirectement botté en touche. « Je suis fier du nom que je porte et je sais que les Gabonaises et les Gabonais me jugeront sur les résultats, sur les améliorations significatives apportées à leur quotidien et non sur un délit de patronyme que certains, en manque d’arguments, agitent de manière pavlovienne ».

Suffisant pour dissiper tout malentendu ? Seules les élections de 2023 qui profilent à l’horizon nous en diront plus sur ce poste tout récemment créé pour ce premier-né du couple présidentiel qui traversait des moments critiques caractérisé d’une part par l’AVC du fils d’Omar et d’une tentative de coup d’Etat, de l’autre.

Au média panafricain, Ali Bongo Odimba précise également le rôle de son fils, Bongo Valentin Malika Odimba Nereddin, dans le cabinet présidentiel : « il m’assiste au quotidien, veille à ce que mes directives soient bien exécutées et en assure le suivi. Il occupe une fonction très technique. » Et d’ajouter : « j’apprécie tout particulièrement sa franchise. Chose très rare dans ce milieu, il n’hésite pas à me dire ce qu’il pense et à tirer la sonnette d’alarme quand il estime que la voie empruntée n’est pas la bonne.»

En outre, précisons que ce poste , très peu circonscrit dans l’exercice de la fonction, fait de son animateur,Noureddin Bongo Valentin un vice-président de la République qui touche à tout même au-delà du bureau présidentiel. Son rôle : « Il est relayer la volonté du chef de l’État » parfois verbalement. Ce qui fait de lui, « ce tout puissant » que récuse l’opposition gabonaise qui voit en lui le successeur de son père pour « infliger au pays une troisième génération des Bongo au pouvoir », a commenté sur les réseaux sociaux un militant pro démocratie de la République du Gabon.

D’ailleurs, renseigne la presse locale, ces derniers mois, plusieurs personnalités jugées proches de lui ont accédé à des postes convoités, comme Boris Atchougou Admina aux Douanes ou Gabin Otha Ndoumba au Trésor. »Le 27 août, il écrivait même au ministre des Finances, Jean-Marie Ogandaga, au sujet des négociations des primes des régies financières » à qui l’intimer presque « l’ordre » d’organiser des négociations et d’en présenter le compte rendu au président, renseigne le magazine jeune Afrique.

Moïse Dix