RDC/ affaire WIDAL-SOCODA : Guy Loando passe-t-il du philanthrope au tortionnaire des jeunes entrepreneurs ?

RDC/ affaire WIDAL-SOCODA : Guy Loando passe-t-il du philanthrope au tortionnaire des jeunes entrepreneurs ?

28 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Le sénateur aurait contacté Hamed Kabimba afin de concevoir le logo de sa fondation « Widal » pour ensuite le récuser en public. Après avoir été traité publiquement « d’escroc », Hamed KABIMBA, concepteur du Logo, a délégué les avocats de la Société congolaise des droits d’auteurs pour négocier avec le promoteur de la Fondation Widal pour un arrangement à l’amiable, démarche vite réfutée par cet avocat d’affaires qui auraient assez d’entrée autour du nouveau chef de l’Etat se sentant ainsi « intouchable ».

Après avoir épuisé tous les moyens de recours pour un arrangement à l’amiable, la SOCODA, société de défense d’artiste en RDC dont il est d’ailleurs membre, a été porté cette affaire en justice. Précédemment, le président du tribunal de paix de Kinshasa/Matete avait pris une ordonnance permissive de saisir de manière conservatoire les créances et avoirs de l’asbl WIDAL appartenant à l’élu de la Tshuapa pour utilisation et exploitation illégale de l’oeuvre de l’esprit.

Après que le conseil de Widal ait obtenu la levée des comptes bloqués, le président du conseil d’administration intérimaire de la SOCODA COOP CA a rappelé aux responsables de cette fondation la nécessité de revenir à la raison et régler le problème de ce jeune artiste qui ne demande que d’être rétabli dans ses droits légitimes.

« Toute utilisation ou exploitation d’une œuvre de l’esprit doit faire l’objet d’une autorisation, l’usager ou l’exploitant est tenu de verser des redevances conséquentes à la Socoda en faveur de l’auteur de l’œuvre. La Socoda vous fait savoir que les actes posés par votre Fondation constituent une atteinte méchante et frauduleuse, violent et énervent les dispositions des articles 1, 3, 4, 6, 96, 100,… de l’Ordonnance –loi n°86 du 5 avril 1986 », a rappelé Jossart Nyoka Longo aux dirigeants de cette Fondation pourtant réputée philanthrope et engagée pour l’émergence de la jeunesse.

Et de dire que le PCA de la SOCODA, Jossart Nyoka Longo a essuyé des menaces et insultes pour avoir invité dans sa correspondance de ce 09 mars un arrangement à l’amiable avec les deux parties en conflits. Peut-on en même temps affirmer face aux caméras qu’on est engagé aux côtés de la jeunesse et combattre en même les quelques uns de ces mêmes jeunes qui ne demandent que de vivre de leur travail ?

Moïse Dix