RDC/ incident à l’hôpital du Cinquantenaire : ce dossier doit servir de leçon à tous les étrangers amis des généraux qui ne respectent rien et personne dans un pays étrangers », Dr Huguette Ngomb

RDC/ incident à l’hôpital du Cinquantenaire : ce dossier doit servir de leçon à tous les étrangers amis des généraux qui ne respectent rien et personne dans un pays étrangers », Dr Huguette Ngomb

20 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

« Grâce aux congolais, des étrangers font la loi au pays, nous combattons en même temps la loi du plus fort et défendons en même temps un chef qui brutalise sa subalterne », s’est même indigné un médecin de l’hôpital du cinquantenaire qui a requis l’anonymat après la sortie médiatique des collègues du docteur Huguette Ngomb victime de violence et confiscation illégale de son chef.

L’affaire était déjà entre les mains du procureur qui avait brièvement envoyé à la prison centrale de Makala le médecin directeur de l’Hôpital du cinquantenaire. L’Indien Hazeed Rahman Padiyath qui n’en est pas à sa première bavure a été interpellé jeudi 18 mars pour violence sur une dame, le docteur Huguette Ngomb. Après, rien.

Entre temps, certains agents qui se réclament témoins oculaires, se sont érigés en avocats pour le défendre au même moment. Des véritables avocats du diable, dirait-on.

Tenez, dans leur témoignage sur cet incident qui a eu lieu le 4 mars, ces médecins confirment sans se rendre compte que cet indien, gestionnaire d’une institution de l’Etat congolais a « brutalisé » le docteur dame et a même confisqué de son propre gré « son téléphone ».

Des faits que la plaignante reproche réellement à son directeur général. « L’enfant était pris en charge par un spécialiste, ce n’était plus de mon ressort. Quand il est entré dans la pièce, il est directement passé devant moi et a pris mon téléphone et je l’ai laissé faire », raconte la victime pour expliquer l’origine de l’altercation avec le médecin directeur général de l’hôpital du Cinquantenaire.

Le lendemain, poursuit elle , « je suis allée à son bureau récupérer mon téléphone, il a commencé à me menacer en me disant que je ne pouvais rien contre lui et que je n’avais personne à lui opposer. C’est là qu’il en viendra au corps après que j’aie tenté de lui prendre aussi son téléphone. N’eut été les personnes dans la pièce, il m’aurait donné des coups », ajoute le docteur Huguette Ngomb qui appelle la justice à aller jusqu’au bout avec « ce dossier qui doit servir de leçon, dit-elle, à tous les étrangers amis des officiers généraux qui ne respectent rien et personne dans un pays étrangers », a-t-elle conclu.

Entre temps, les agents et cadres de l’hôpital du cinquantenaire rejettent les allégations du Dr Huguette Ngomb contenues dans la plainte ayant conduit à l’arrestation d’Hazeed Rahman Padiyath, médecin directeur général de cette institution sanitaire.

Au cours d’un point de presse tenu ce vendredi 19 mars, ils ont accusé Dr Huguette Ngomb de négligence dans le cadre de son travail. Entre temps, la question persiste : quand un employé ne fait pas correctement son travail , son supérieur a le droit de lui confisquer un bien privé ou le brutaliser ? N’est-ce pas un flagrant cas de violence faite à la femme ?

Faut-il rappeler en plus que la victime n’était déjà pas employée de l’Hôpital du cinquantenaire. Elle fait partie des médecins des cliniques universitaires déployés dans le cadre de renforcement des équipes de lutte contre le coronavirus à cette institution médicale de l’Etat, tout comme à Mama Yemo et ailleurs.

Autre fait, et pas le moindre qui parle notoirement en défaveur de ce médecin indien est qu’il n’est pas à son premier forfait. Le médecin a récemment giflé publiquement Félix Kabengele Numbi , alors ministre de la santé. Cet acte est resté à ce jour impuni.

Le président Félix Tshisekedi se souviendra de son passage à cet hôpital et des doléances qui tombaient du côté des malades et du personnel face à ce tyran qui défie l’Etat. Espérons que la justice qu’il impulse au sommet de l’Etat et l’Etat de droit que prône le fils du sphinx ne laissera pas un cas aussi flagrant et déshonorant contre la femme congolaise rester une nouvelle fois impuni.

Moïse Dix