RDC-Kasaï Central/insécurité : Félix Tshisekedi interpelé sur l’insécurité grandissante à Kananga

RDC-Kasaï Central/insécurité : Félix Tshisekedi interpelé sur l’insécurité grandissante à Kananga

16 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Depuis quelques mois, la ville de Kananga au Kasaï Central vit ses moments de calamités, suite à la recrudescence de l’insécurité qui a élu domicile dans cette partie du pays.

Une situation qui reste à désirer et déplorable au sein de la population kanangaise qui ne sait plus à quel sein se vouer car ayant persisté.

Face à l’inaction et manque d’implication des autorités urbaines, voire provinciales, les voix se lèvent pour qu’une solution soit trouvée le plus vite possible afin d’épargner des paisibles citoyens des incidents et dangers.

Le dernier appel est de l’ONG Femme Main dans la Main pour le développement du Kasaï (FMMDK), qui alerte l’opinion tant nationale qu’internationale sur cet état de choses qui a trop duré.

« Nous dénonçons la montée en puissance des cas d’insécurité signalés ces derniers jours dans plusieurs quartiers de la ville obligeant cette population à vivre dans l’angoisse et la peur. Les femmes et les enfants sont les plus traumatisés dans ce climat de terreur. Cette situation est inacceptable. » lit-on dans cette note d’alerte signée par Nathalie Kambala Secrétaire Exécutive de cette organisation.

Cette actrice de la société civile, s’interroge par ailleurs si le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi n’est-il pas informé de cette situation malgré plusieurs cris de détresse lancés à son endroit à maintes reprises.

« Est-ce que le Chef de l’Etat est informé de ce terrorisme imposé à la population centre kasaienne ? » s’interroge-t-elle.

D’après elle, le silence du Chef de l’Etat semblerait à « non-assistance des personnes en danger ».

L’animatrice de FMMDK a par la suite invité la population à s’unir comme un seul homme pendant ce moment crucial, afin de mettre fin à tous les maux qui rongent le Kasaï Central.

Nathalie Kambala demande par contre aux bandits à mains armées « à sortir au grand jour et dévoiler leurs revendications pour des négociations éventuelles »

Il faut signaler que la nuit du lundi à ce mardi 16 Mars, plusieurs maisons aux quartiers Malandji et Tshinsambi ont été visitées par ces bandits à mains armées, où ils ont réussis à tabasser, torturer, violer des femmes et jeunes filles, poignarder et emporter des biens de valeurs partout où ils sont passés.

Cette situation d’insécurité, a vu des mouvements citoyens, des partis politiques et les forces vives de la société civile marcher pour dénoncer et demander aux autorités de renforcer la surveillance du système de sécurité pour mettre fin à cette barbarie, chose qui est loin d’être terminée au regard de l’ampleur qu’a prise cette insécurité.

Ivan Honoré Mudiangombe