RDC/sénat : à peine investi, le bureau  présidé par Bahati Lukwebo court déjà le risque d’un procès pour corruption

RDC/sénat : à peine investi, le bureau présidé par Bahati Lukwebo court déjà le risque d’un procès pour corruption

14 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Le bureau du sénat présidé par l’honorable sénateur Modeste Bahati Lukwebo fait déjà l’objet de critiques en moins d’un mois de son investiture. Via un communiqué officiel, la questure de la chambre haute a informé aux sénateurs des nouvelles dispositions prises par le bureau pour leur prise en charge sanitaire, de leurs membres de familles ainsi que des personnels administratifs et des cabinets politiques.

Dès lors, des questions se soulèvent au sein de l’opinion pouvant expliquer ce changement ? Aussi légitime qu’il s’impose de s’interroger sur ce choix porté sur le Centre Hospitalier SOS au lieu de Centre Nganda qui assurait jusque là ce service.

Quelle est la procédure pour arriver à ce choix ? Il y a-t-il eu un appel d’offre préalablement ouvert ou restreint ? Est-ce un marché de gré à gré ? Si oui, ce dernier devrait normalement se faire au moins suivre d’un avis de non objection de la Direction Générale des Marchés Publics, ce qui n’est pas le cas.

Qu’est-ce qui explique ce changement ? « Déjà qu’on nous apprend que le président du sénat serait d’ailleurs associé à cette clinique… que voulez-vous qu’on vous dise de plus »? Nous a brièvement répondu un sénateur contacté à ce sujet qui a requis l’anonymat.

De quoi craindre un procès contre le bureau du professeur Modeste Bahati Lukwebo aussi l’a-t-il été pour l’ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi. Vital Kamerhe qui croupit pas en prison a notamment été accusé de corruption pour avoir passé de gré-à-gré le marché des maisons préfabriquées à la société du libanais Sammih Jammal sans avis préalable de non objection de la Direction Générale de marchés publics ?

Signalons tout de même que toutes tentatives de rencontrer le président du sénat ou la questeure adjointe du sénat de notre part sont restées sans succès.

Entre temps, il sied de rappeler que la RDC est régie par la loi les numéro 10/010 du 27 Avril 2010 qui consacre les principes de liberté d’accès à la commande publique, de prise en compte de l’expertise et des compétences nationales, d’égalité de traitement des candidats, du respect des règles d’éthique et de transparence dans les procédures y relatives.

Moïse Dix