Congo-Brazzaville/campagne électorale : Des questions qui fâchent à la veille du scrutin du 21 Mars

Congo-Brazzaville/campagne électorale : Des questions qui fâchent à la veille du scrutin du 21 Mars

7 mars 2021 0 Par Grandjournalcd.net

La campagne électorale pour la présidentielle a débuté depuis ce 5 mars au Congo Brazzaville. Sept candidats dont le candidat président sortant Dénis Sassou sont en lisse pour la conquête du fauteuil présidentiel. Il y a quand même des doutes sur la transparence et l’égalité des chances entre candidats. Des évêques catholiques ont notamment fait part des sérieuses réserves pour la future élection.

En pleine campagne électorale, un opposant se voyait déjà refusé un meeting faute de l’interdiction de manifestation publique qui pèse encore sur le pays suite aux mesures barrières instaurées contre le coronavirus Covid19 en République du Congo et un peu partout ailleurs dans le monde d’ailleurs.

Dès lors, les évêques et tant d’autres congolais s’interrogent comment pourra-t-on tenir la campagne électorale pour essayer de gagner l’électorat pendant qu’on ne peut pas procéder aux rassemblements de masses qu’exige une campagne électorale libre ?

Il y a également des questions sur la mise en pratique de la loi électorale qui exige que le dépouillement des urnes soit public. « Comment entend-on répondre à cette exigence de transparence, avec notamment un couvre-feu à 20 heures ? Comment va-t-on extraire les agents de la Force publique du fichier électoral pour les inscrire dans une liste spéciale, afin qu’ils votent avant les autres Congolais ? », s’interrogeaient plus tôt les évêques catholiques.

A clairement voir, les congolais ont de moins en moins foi au système électoral actuel, avec un fichier non maîtrisé redoutant ainsi que les résultats de ces élections soient de nouveau contestés et que ces contestations amènent à des tensions populaires comme observées en 2016.

Interrogé sur la question du processus , le porte-parole du candidat président, Collinet Makosso a pointé du doigt les principaux animateurs de l’opposition à qui il reproche « l’attitude d’un enfant habitué à avoir chaque fois 19/20 et qu’une fois il a 16/20 se plaint à mort», a-t-il relativisé pour expliquer les tensions observées en 2016.

Le porte-parole du candidat préfère surtout resté focus sur le projet de société du président de la majorité présidentielle plutôt que s’adonner au jeu de rôle et de procès d’intention auxquels se livrent l’opposition congolaise depuis toujours.

« Ils cherchent à chaque échéance des prétextes pour justifier leur échec auprès de leurs bases et des leurs soutiens extérieurs à qui ils ont pris l’habitude de vendre des rêves et illusions. Que voulez-vous qu’on dise », a ajouté Colinet Makosso lors d’un point de presse organisé ce jour dans le cadre de la campagne électorale de son candidat dont il est directeur national adjoint de campagne et porte-parole.

Moïse Dix