Union Africaine : Prise de fonctions par Félix Tshisekedi, les inquiétudes de Lisanga Bonganga

Union Africaine : Prise de fonctions par Félix Tshisekedi, les inquiétudes de Lisanga Bonganga

11 février 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Dans une déclaration politique dont copie parvenue à notre rédaction, la Dynamique pour la sortie de crise (Dysoc) de Lisanga Bonganga n’est pas restée indifférente et y apporte ses analyses.

Premièrement la DYSOC tient à rappeler que la Présidence tournante de cette organisation panafricaine est accordée à un pays et non à
un individu dont le Chef de l’Etat du pays à qui revient la Présidence en
exercice n’est que le Représentant de son pays.

La Dysoc précise que la Présidence en exercice de la République Démocratique du Congo au
niveau de l’Union Africaine était déjà connue et actée, avant l’accession
du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO à la magistrature
suprême.

En effet la DYSOC affirme que la crise
qui sévit dans le pays va rattraper la RDC qui s’est enchaîné par une crise profonde de légitimité des Institutions politiques et de leurs
animateurs.

Face à cette situation que traverse le pays, l’Union Africaine a pensé, en un moment donné, qu’elle aurait du post poser l’exercice de la présidence, quoi que tournante, par la République Démocratique du
Congo.

« La quasi-totalité des Chefs d’Etat des Etats membres de l’Union
Africaine estiment, en effet, que le Président Félix TSHISEKEDI
TSHILOMBO ne devrait pas exercer lafonction de Président en exercice de l’Union Africaine, dans la mesure où le Chef d’Etat de la République Démocratique du Congo n’arrive pas à gérer les problèmes de son pays qui traverse une crise profonde, dont il est en grande partie responsable. » indique Jean Pierre Lisanga Bonganga.

En réalité, indique la Dysoc, tous ces incidents diplomatiques qui ont émaillé le processus de la prise de fonction par la République Démocratique du Congo de la Présidence en exercice de l’Union Africaine feraient suite au refus du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO de suivre les conseils de la quasi-totalité des Chefs d’Etat africains qui auraient demandé au Président de la République Démocratique du Congo de postposer la Présidence en exercice de son pays, la reprendre après la résolution de la crise de légitimité qui mine ce dernier.

Ainsi à la lumière de ce qui précède, la DYSOC se demande si cette
méfiance manifeste des Chefs d’Etat africains envers le Président Félix
TSHISEKEDITSHILOMBO ne pourrait-elle pas conduire à un nième
isolement diplomatique de la République Démocratique duCongo en Afrique.

En tout état de cause, la Dysoc pense que cette attitude affichée par la quasi-totalité des Chefs d’Etat africains est l’administration de la preuve, qu’elle a toujours eu raison de lancer l’appel au dialogue des parties
prenantes à la crise au travers notamment des échanges autour de la proposition de sortie de crise portée par Martin FAYULU

Ivan Honoré Mudiangombe