Congo-Brazzaville/Education : l’université Denis Sassou-N’Guesso sur les fonts baptismaux

Congo-Brazzaville/Education : l’université Denis Sassou-N’Guesso sur les fonts baptismaux

6 février 2021 0 Par Grandjournalcd.net

L’université Denis Sassou-N’Guesso, après l »ouverture de l’année acadélique 2020-2021, intervenue le 1er février dernier, le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a inauguré, le 05 février courant, l’université de Kintélé qui porte son nom.

Cette université se veut être un instrument d’intégration africaine. Une volonté du gouvernement congolais, exprimée à l’occasion de l’inauguration du premier module de cette université, en présence des chefs d’Etat du Niger, du Sénégal et de la Guinée Bissau.
 
La coupure du ruban symbolique et le dévoilement de la plaque inaugurale constituent l’essentiel des gestes du président de la République lors de cette cérémonie qui s’est clôturée par la visite des locaux par Denis Sassou-N’Guesso et ses trois hôtes. Mais avant cette étape, la cérémonie a connu quatre allocutions et un rituel.
 
Devant les habitants de Kintélé émerveillés, le préfet du département du Pool, Georges Kilébé qui a ouvert le bal, s’est dit très comblé. Il a remercié le président de la République pour avoir pensé au développement du capital humain en érigeant ce temple du savoir à Kintélé qui, a-t-il dit, prend, de plus en plus, l’allure d’une commune urbaine, au regard de nombreuses réalisations dont elle bénéficie de la part de l’Etat congolais.

Le projet de ce temple du savoir date de 10 ans, a révélé le professeur qui a succédé au préfet sur le lutrin, en sa qualité de président du comité de direction de l’université. Faisant la genèse du projet relatif à la construction d’une grande université nationale sur les hauteurs de Kintélé, Théophile Obenga a fait savoir que l’idée de ce projet a germé sur les bords de l’Alima, sur le site de Ngol’odoua, où le président Denis Sassou N’Guesso l’avait reçu. Le silence nocturne qui avait alors marqué l’accueil présidentiel renfermait déjà l’allégresse d’aujourd’hui, a relevé le professeur Obenga.
 

Le président de l’université Denis Sassou-N’Guesso de Kintélé, le professeur Ange Antoine Abena a, quant à lui, eu l’insigne honneur de remettre, après les avoir décrits, quatre toges de son établissement d’enseignements supérieur aux quatre chefs d’Etat présents à la cérémonie, à savoir Mahamadou Issoufou du Niger, Macky Sall du Sénégal, Umaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau et Denis Sassou N’Guesso du Congo. La toge de l’université Denis Sassou-N’Guesso est de couleur verte symbolisant l’environnement, tapissée de couleur nationale et d’une bavette blanche, symbole de l’effort de l’enseignant chercheur, selon le professeur Abena.
 

L’université, Denis Sassou N’Guesso constitue une meilleure réponse à la problématique du chômage, a dit en substance, le secrétaire général du Cames (Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur), Bertrand Batchi. Il a émis le vœu de voir tous les chefs d’Etat membres de l’espace Cames accélérer la compétitivité des écoles supérieures.

D’un coût global de 241 milliards 647 millions 529 mille 724 FCFA, l’université Denis Sasoou-N’Guesso de Kintélé a une capacité d’accueil d’environ 30 000 étudiants, a souligné le ministre en charge des grands travaux, Jean Jacques Bouya. Il a fait la présentation technique de l’ouvrage. Pour lui, l’université Denis Sassou-N’Guesso se veut être cet instrument d’intégration et communique la joie d’une Afrique qui gagne.

 Le ministre de l’enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua a clos la série des allocutions. Il a affirmé qu’en construisant ce nouvel établissement d’enseignements supérieur, le président Dénis Sassou-N’Guesso réalise une autre percée dans l’histoire, avant d’ajouter que la date du 5 février 2021 devient hautement symbolique pour l’enseignement supérieur au Congo.
 

A noter qu’après le dévoilement de la plaque inaugurale, les quatre chefs d’Etat ont procédé à la visite guidée des lieux, au terme de laquelle les chefs d’Etat hôtes de du Sénégal, du Niger et de Dénis Sassou-N’Guesso ont regagné leurs pays respectifs.

Wilfrid LAWILLA