RDC/Sénat : les « 4 vérités » de TAMBWE MWAMBA aux Sénateurs

RDC/Sénat : les « 4 vérités » de TAMBWE MWAMBA aux Sénateurs

5 février 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Quelques heures avant l’annonce officielle de sa démission, le désormais ex-Président du Sénat, Alexis TAMBWE MWAMBA a répondu aux Sénateurs, signataires de la pétition à son encontre, à travers une correspondance intitulée « Argumentaire contre la motion de déchéance ». Dans cette correspondance, Alexis TAMBWE MWAMBA dit avoir reçu ladite motion et s’attaque à la forme, avant de s’étaler sur le fond.

D’emblée, l’ancien ministre de la justice estime que la procédure suivie « viole » la constitution du pays et le règlement intérieur du Sénat. Pour cet élu des élus du Maniema, le calendrier des sessions ordinaires du parlement en RDC est clair. ‹‹Les sessions ordinaires se tiennent du 15 mars au 15 juin et du 15 septembre au 15 décembre››, explique t-il. À l’instar des sessions ordinaires, les sessions extraordinaires ne peuvent examiner que les matières inscrites à l’ordre du jour.

Ainsi, Alexis TAMBWE MWAMBA, n’ayant pas été inscrit au cours de la session extraordinaire ouverte et clôturée le 2 février au Sénat, l’examen des pétitions déposées à l’encontre des membres de son bureau ne respecte pas la constitution. D’où, son appel au patriotisme. ‹‹J’invite ainsi les honorables Sénateurs à un sursaut de patriotisme pour faire respecter tant la constitution que le Règlement Intérieur››, exhorte t’il.

Sur le fond, plusieurs griefs sont articulés sur l’intitulé  »Relations excécrables avec les autres institutions de la République » parmi lesquels, le fait d’avoir publiquement accusé le Président de la République d’avoir violé la constitution en décrétant l’État d’urgence sanitaire, son absence à la prestation de serment des nouveaux juges de la Cour Constitutionnelle et l’absence de rapport de gestion à la fin de chaque session parlementaire.

Sur la violation de la constitution qu’il aurait attribué au Chef de l’État, Alexis TAMBWE MWAMBA explique que la Cour Constitutionnelle a déjà tranché le dossier. Alors que le Chef de l’État s’était basé sur l’article 85 de la constitution qui lui confère le pouvoir de proclamer l’État d’urgence, lui voyait plus l’article 119 qui donne ce pouvoir au congrès. Sur son absence à la prestation de serment des juges constitutionnels, l’ex Président du Sénat explique que seul le remplaçant de Benoît Lwamba avait le droit de prêter serment.

Sur l’absence du rapport de gestion, Alexis TAMBWE MWAMBA indique dans sa correspondance qu’une commission travaillais « à l’heure actuelle pour auditer les différentes périodes ». De la forme au fond, l’ex Président du Sénat conclu que la procédure initiée contre lui viole la constitution et règlement intérieur du Sénat, et qu’aucun grief ne peut être retenu à sa charge. Après que plusieurs Sénateurs aient signé la pétition à son encontre, l’ancien ministre dit tirer toutes les conséquences.

‹‹Considérant d’une part que la confiance n’existe plus entre un groupe des Sénateurs et moi-même, et d’autre part, l’installation d’un Bureau d’âge désormais opérationnel, je vous remets ma démission en tant que Président du Sénat››, conclu-t-il, tout en souhaitant « bonne chance » à la chambre haute du parlement.

David MWANIA