RDC/Enquête de l’IGF sur le présumé détournement dans le Projet Bukanga Lonzo: Matata Ponyo alerte et dénonce

RDC/Enquête de l’IGF sur le présumé détournement dans le Projet Bukanga Lonzo: Matata Ponyo alerte et dénonce

30 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Le président honoraire de la République, Joseph Kabila, avait officiellement lancé mardi 15 juillet 2014 le projet du Parc Agro industriel de Bukanga Lonzo (Bandundu), pour un système efficace de production alimentaire qui allait permettre à la majorité de Congolais d’avoir accès à une alimentation équilibrée.

Ce projet estimé à 80 millions de dollars, était exécuté à l’époque où Augustin Matata Ponyo était premier ministre et Jean-Chrysostome Vahmwiti, ministree l’Agriculture.

Cinq ans plus tard, alors que ce qui devait être le projet agricole phare de la mandature Matata Ponyo est à l’abandon, anciens et nouveaux dirigeants se rejettent les responsabilités de cet échec.

Sous Félix Tshisekedi, l’inspection Générale des Finances a initié une enquête sur la gestion de ce projet, qui est restée jusqu’à ce jour dans les tiroirs sans suite d’après certaines sources, dont la personne la plus visée était l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo.

Ayant attendu sans suite les résultats de cette enquête, Augustin Matata veut voir claire l’issu de celle-ci pour confronter les allégations d’un présumé détournement des fonds de ce projet dont il a été accusé.

D’après lui, jusqu’à ce jour, l’IGF ne sait pas mettre à disposition le rapport de son enquête malgré plusieurs demandes formulées à cette fin auprès de cette institution.

« J’ai demandé à l’IGF d’auditer ma gestion depuis le BCECO en 2003 – 2016 mais l’IGF refuse de me remettre le rapport pourquoi? s’est-il interrogé.

Au mois de Août 2020, l’ancien président de la Commission environnement du Sénat, au lancement du projet Bukanga Lonzo, le mécanisme de financement a été ralenti en 2016, puis stoppé en 2017 par le ministère des Finances.

Selon cette source, ce projet a été privé des moyens suite au lobbying des importateurs des produits agro-alimentaires, soucieux de protéger leur marché évalué à près de 2 milliards de dollars par an.

Ivan Honoré Mudiangombe