RDC/Justice : L’ODEP condamne la libération conditionnelle accordée au DG a.i et au directeur financier de Transco et interpelle l’IGF

RDC/Justice : L’ODEP condamne la libération conditionnelle accordée au DG a.i et au directeur financier de Transco et interpelle l’IGF

12 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Suivant de près le déroulement de sa dénonciation déposée le 1er octobre 2020 au parquet général près la cour d’appel de Kinshasa/Matete sur le détournement de denier public à la société Transco, dénonciation qui a débouché à la détention provisoire à Makala du directeur administratif et financier de cette société, monsieur Wasongolua Vumi Aimé, et à l’ouverture d’un dossier judiciaire à l’encontre de son DG a.i, monsieur John Andrew Bongi Blackson, l’ODEP est monté au créneau après la laxité de la justice.

En effet, à travers un communiqué signé ce mardi 12 janvier 2021 par son Président du conseil d’administration, Florimond Muteba Tshitenge, l’ODEP qualifie la libération conditionnelle accordée au directeur financier de Transco d’un ‹‹coup porté à la lutte contre la corruption››. Selon les sources judiciaires qu’elle cite, c’est suite aux ‹‹implications de certains hauts magistrats et hautes personnalités politiques›› que le directeur financier de Transco aurait été libéré. Pour qu’il devienne inspecteur des finances, l’ODEP semble dire non. Ainsi, elle demande à l’inspecteur général des Finances, Chef de service, Jules Alingete, de ‹‹surseoir›› au recrutement du DG et directeur financier de Transco qui font partie des nouveaux inspecteurs recrutés par l’IGF ‹‹en attendant la clôture du dossier en instruction›› ouvert contre eux.

‹‹On ne peut pas lutter contre la corruption avec des mains sales››, explique cette ONG qui déplore le fait que le directeur général a.i de Transco, cité dans son rapport de dénonciation, n’ait ‹‹jamais répondu à l’invitation du parquet›› et qu’il continuerait à ‹‹narguer›› la justice ‹‹grâce à ses parapluies politiques››, renchérit-elle dans son communiqué, avant de chuter par appeler le tribunal de Matete à poursuivre l’instruction du dossier ‹‹jusqu’à ce que la justice soit rendue et que le fonds détourné de Transco soit restitué au trésor public››, conclut-elle.

David MWANIA