RDC : Avec Félix Tshisekedi, mieux vaut ce qu’il « dit » plutôt que ce qu’il « fait »

RDC : Avec Félix Tshisekedi, mieux vaut ce qu’il « dit » plutôt que ce qu’il « fait »

10 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

Plus le temps passe, plus le President Tshisekedi affirme son pouvoir jusqu’à frôler la dictature faisant ainsi craindre son lendemain. Ses décisions couchées par voies d’ordonnances ( ou pas), ses directives politiques, son autorité sont sans appel, c’est normal. C’est le chef. Seulement, il les viole lui-même sans vergogne. Ça nous rappelle la fameuse excuse des certains prédicateurs tombés en disgrâce : « faites ce que je dis et non ce que je fais ». Où nous mène donc le fils du très intransigeant Étienne Tshisekedi ?

Tenez, l’institution Président de la République est le garant du bon fonctionnement des institutions. Ceci est un devoir constitutionnel reconnu à cette institution qu’incarne actuellement le Président Tshisekedi. Pourtant, c’est lui qui a décidé de la suspension du conseil des ministres, mettant ainsi en berne le fonctionnement du gouvernement. Il faudra contextualiser cette décision, diront certains. Pourtant…

« Cet état de chose plonge le pays dans un climat délétère qui n’est pas de nature à favoriser la résolution de la crise profonde, multiforme et persistante qui enchaine la République Démocratique du Congo » dénonce d’ailleurs la dynamique pour la sortie de crise (DYSOC).

C’est à grande pompe qu’a été célébrée la rencontre de l’initiateur de la coalition « Union Sacrée » avec les adhérents. C’était après que des mesures aient été arrêtées pour des raisons sanitaires, en rapport avec la lutte contre la pandémie du coronavirus. Le premier à fouler au pied ces mesures se trouve être le Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Il a organisé une rencontre avec les membres de l’Union sacrée. Cette rencontre a regroupé plus de 400 personnes, alors que tout rassemblement de plus de 10 personnes était formellement interdit. Pas étonnant qu’un internaute réagisse à la publication des photos de cette rencontre par la fameuse piquette qui a longtemps énervé les stratégies de riposte, « la fameuse COVID19 existe vraiment en RDC ? »

Autre fait, les députés provinciaux de l’arrière pays accusent 11 mois de non payement de leurs indemnités. Or, « avec un seul million de dollars, on peut payer une année de salaire des députés de certaines provinces… »

L’Union sacrée a été initiée pour privilégier, au-delà de toute autre considération, l’intérêt suprême du Peuple, « les Députés membres de l’Union sacrée seraient mieux inspirés de plaider pour leur participation bénévole à cette session extraordinaire et exiger que les 12 millions de dollars américains arrêtés pour financer la session extraordinaire soient plutôt consacrés, dans l’intérêt suprême du Peuple, à la gestion de la crise sanitaire de la pandémie de la COVID-19 » s’interroge d’ailleurs cette même dynamique qui fait observer le fait que la tenue de cette session extraordinaire du Parlement traduise par le rassemblement, un mois durant, de près de 2.000 personnes.

Il s’agit des 500 Députés, 500 Assistants des Députés, 500 gardes du corps, le personnel administratif du Parlement sans oublier toutes les personnes qui participent aux affrontements habituels opposant les militants de l’Union sacrée à ceux du FCC. Sans oublier les centaines d’autres qui seront rassemblés au sénat qui convoque bientôt sa session extraordinaire sur demande du président de la République.

Dans ces conditions, la DYSOC se demande à quoi sert alors le couvre-feu qu’il faut observer entre 21h et 5h du matin ? Pourquoi se passer de l’autre mesure qui interdit formellement tout rassemblement de plus de 10 personnes ?

Pour la DYSOC, tenir cette session extraordinaire du Parlement, c’est faire du palais du peuple « un foyer de contamination au coronavirus ».

« A moins que l’adhésion à l’Union sacrée consacre aussi l’immunité de ses membres à l’infection du coronavirus », ironise Jean-Pierre Lisanga Bonganga, son coordonnateur.

En outre, faudra-t-il rappelé que Félix Tshisekedi avait également organisé et diffusé sur la RTNC une veillée de prière qui regroupait près d’une centaine de personnalités religieuses et croyants alors que le gouvernement venait d’interdire formellement , à travers la PNC, toute veillée de prière en cette nuit du 31 décembre 2020 au 1er Janvier 2021 ?

Le doute se pose au moment de s’imaginer par quel miracle le chef de l’Etat continuera-t-il ses luttes pour le changement de mentalité, la corruption, pour l’Etat de Droit dès lors que l’on ne saurait le prendre pour modèle ?

Moïse Dix