RDC/motion contre Ilunkamba : le bureau d’âge viole-t-Il la dernière décision de la cour constitutionnelle ?

RDC/motion contre Ilunkamba : le bureau d’âge viole-t-Il la dernière décision de la cour constitutionnelle ?

4 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

C’est une observation faite par le rapporteur du bureau politique du Parti du Oeuple pour la Reconstruction et la Démocratie. Patrick Nkanga pose la problématique des compétences du bureau d’âge selon la dernière décision de la cour constitutionnelle délivrée en réponse à la eequete de ce même bureau.

Son président, le doyen Mboso Nkodia a convoqué une session extraordinaire. Au cours de cette session est également prévu, selon le député Mbau, l’examen de la motion de censure contre le Premier ministre. Une motion qui sera déposée par ce même député élu du parti de JeanPierre Bemba.

« Il est loisible aux élus du Peuple d’initier une motion contre le Premier Ministre, c’est d’usage en démocratie. Mais cela ne peut être entrepris que sous la bannière d’un bureau définitif qui dispose de la plénitude des prérogatives lui dévolue par le Règlement intérieur », fait remarquer Patrick Nkanga avant de pours, « le bureau d’âge n’a pas compétence pour initier un contrôle parlementaire à l’égard des membres du Gouvernement. L’arrêt de la Cour Constitutionnelle, qu’il a lui-même saisi, lui a donné un mandat ne devant dépasser un mois. Cette disposition est elle aussi violée », constate le conseiller du premier-ministre en charge des questions politiques et juridiques.

L’ancien président de la ligue des jeunes connu pour sa pertinence et son tempérament conciliant redoute que l’Union Sacrée serve de tremplin aux violations des textes légaux. Si l’union sacrée, suppose-t-il, « doit poser ses prémices sur la méconnaissance de la Constitution, des lois et des règlements… Alors l’idéal tel que decliné par son Auteur, est vicié »

Rappelons que l’arrêt du 15 Décembre 2020 de la Cour Constitutionnelle, en réponse à la requête du bureau d’âge reconnaît des compétences spécifiées à ce bureau dont l’exercice ne devait dépasser un mois. Il s’agit de l’expédition des affaires courantes, de la poursuite de la motion intentée contre le questeur adjoint et de l’élection ainsi que l’installation du bureau définitif.

Moise Dix