RDC/FARDC : 7 ans depuis la disparition de Mamadou ndala, que retenir de ses exploits ?

RDC/FARDC : 7 ans depuis la disparition de Mamadou ndala, que retenir de ses exploits ?

2 janvier 2021 0 Par Grandjournalcd.net

2 Janvier 2014 – 2 Janvier 2021, 7 ans depuis la mort brutale du général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, Mamadou Mustafa Ndala colonel à l’époque. Né le 8 décembre 1968 à Ibambi dans le territoire de Wamba dans l’ancienne province orientale. Formé par des instructeurs belges, angolais, américains et chinois, Mamadou Ndala était commandant du 42ème bataillon des commandos des Unités de Réaction Rapide des FARDC.

Le jeune Mamadou Ndala voit le jour dans l’ancienne province du Haut-Zaïre et grandit dans une famille musulmane, religion qu’il pratiquera jusqu’à sa mort. Il débuta ses études primaires à Ibambi et poursuit les études secondaires à l’institut les Aiglons d’Isiro, la capitale de la Province du Haut-Uélé. Il s’inscrit ensuite au complexe scolaire « Petits Anges ». Ses amis d’enfance le décrivent comme un excellent footballeur. Il avait notamment évolué au sein d’Africa Sport, une équipe locale d’Isiro, dissoute il y a quelques années.

Il s’est rendu célèbre en remportant des victoires éclatantes sur les combattants du M23, un mouvement qui sévissait dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Carrières et exploits

Mamadou Ndala entre dans l’armée le 6 juin 1997. Quatorze ans plus tard, le 7 janvier 2011, il est promu au grade de colonel. Il prend le commandement du 42e bataillon des commandos des Unités de Réaction Rapide. Il se fait rapidement remarquer par la population de Goma, en juillet et août 2013, en menant des offensives victorieuses contre les combattants du M23 qui assiégeaient la ville.
Les victoires des hommes de Ndala laissaient la population dubitative. L’armée congolaise avait habitué la population à des débandades ahurissantes, comme en novembre 2012 lorsque le M23 s’était emparé de la ville de Goma désertée par l’armée nationale.
Les Congolais étaient prostrés dans un mélange de ressentiment et d’humiliation. Ils n’en revenaient pas en voyant leurs soldats s’imposer sur le champ de bataille et montrer les corps des ennemis jusqu’alors présentés comme invincibles.

Quand la guerre de l’Est connaîtra un tournant décisif en août 2013 lorsque le M23 lança des obus sur la ville de Goma, une offensive musclée des FARDC appuyées par la brigade d’intervention de la Monusco va mener les troupes de Mamadou Ndala à son plus haut fait d’armes, avec la conquête des trois antennes dans le secteur de Kibati. Cette ville causa des lourdes pertes au M23 qui laissa d’importantes quantités de munitions et sombre dans le doute.

Conformément à la résolution 2098 en 2013 du Conseil de sécurité de l’ONU, l’opération de neutralisation de tous les groupes armés devait se poursuivre, le colonel Mamadou Ndala sera ainsi envoyé dans le nord de la Province du Nord-Kivu, en territoire de Beni où sévissait un violent groupe armé communément appelé les ADF-Nalu, connus pour de multiples exactions dont des enlèvements de civils et des massacres. Devant la population, Mamadou Ndala prendra l’engagement ferme de traquer ces maquisards. L’armée congolaise, sous son commandement, avait sécurisé le secteur et repris la cité de Kamango qui était tombée, le 25 décembre 2013, entre les mains des combattants venus d’Ouganda.

une mort brutale

C’est finalement le 2 Janvier 2014 que Mamadou Ndala quittera la terre.
A bord d’une jeep mitraillette lourde et bombée à 10 Kilomètres de Béni, il tombe sous une embuscade tendue par  » les rebelles ougandais  » annonçait le gouvernement congolais. Une roquette de RPG-7 frappe l’avant de son 4×4.
Calciné dans sa Jeep avec ses gardes, il était marié et père des trois enfants.
Nommé à titre posthume au grade de général de Brigade, les congolais se souviennent de ce héros.

Dan de Dieu KAYANDA